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  • : Les contribuables d' Aubagne
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  • : Notre intérêt et nos actions portent essentiellement sur la pertinence et la légalité des dépenses engagées par les collectivités locales.
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L’association est une association de contribuables et non de citoyens. Elle a pour unique objet celui de défendre les intérêts des contribuables, Pour contrôler le bon usage de leurs impôts, l’association est souvent en conflit avec les pouvoirs en place. Elle ne tient aucun compte du parti, ou des partis, dont ces pouvoirs sont issus. Il en résulte qu’elle n’assure en aucune manière la promotion d’un parti au détriment d’un autre, Amenée à recourir à la justice administrative pour faire annuler les délibérations et les décisions des exécutifs, ayant un caractère politique et partisan, elle ne doit pas encourir les mêmes critiques, Ses dirigeants doivent préserver l’indépendance et la neutralité politique de l’association, principalement lors des consultations électorales. Des consignes sont établies à cet effet.
26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 18:12
Inégalités et pauvreté en France mais où va l’argent de nos impôts ?

Gérard Gelé

Les décideurs politiques nous l’ont toujours dit : si les Français paient beaucoup d’impôts c’est pour avoir d’excellents services publics et pour moins de pauvreté et d’inégalités. Concernant les services publics, les Français ont compris depuis longtemps qu’ils payaient plus pour les armées de fonctionnaires et d’agents publics (et pour leurs privilèges) que pour leur qualité. S’il y avait des incertitudes concernant les moyens mis en œuvre pour faire baisser la pauvreté et les inégalités, de nouvelles données statistiques vont faire éclater quelques idées reçues.

D’après les conclusions d’un nouveau Rapport de l’OCDE, les inégalités se sont aggravées dans le monde entre 2007 et 2013 et la France ferait partie des pays les plus touchés par cette aggravation. Le coefficient de Gini qui mesure les écarts de patrimoine et de revenus entre les individus est passé, en France, de 0.293 à 0.309 sur cette période.

Cette augmentation place la France dans le peloton de tête, derrière l’Espagne, la Grèce et l’Estonie. Même si la redistribution atténue ce creusement des inégalités, la France reste dans le top 5 des plus fortes hausses des inégalités entre 2007 et 2013.

Sans entrer dans le détail des calculs faits par l’OCDE, on se demande comment un pays qui a un taux de prélèvements obligatoires à 46 % du PIB n’arrive pas à corriger les inégalités ?


D’autres données statistiques nous incitent à poser cette question. Le taux de pauvreté en France se situe autour de 14 % alors qu’il est de 15.9 % au Royaume-Uni. Une différence de seulement 1.9 points alors que les dépenses sociales en France s’élèvent à 32 % du PIB contre 22 % au Royaume-Uni. 10 points de différence ! Et les prélèvements obligatoires au Royaume-Uni représentent 32.9 % du PIB (2013).

 

Encore plus intéressant c’est que L’ONS (Office for National Statistics) britannique vient de publier le taux de pauvreté longue durée (il s’agit de personnes restées au moins deux ans sous le seuil de pauvreté) en 2013 dans les pays membres de l’Union européenne. On découvre que le taux en France est à 8.5 % et au Royaume-Uni à 7.8 %. Il y a donc moins de pauvreté de longue durée au Royaume-Uni qu’en France.

Pauvreté et dépenses sociales : France vs Royaume-Uni

 

FRANCE

ROYAUME-UNI

Dépenses sociales (en % du PIB)

32 %

22 %

Taux de prélèvements obligatoires (en % du PIB)

46 %

32.9 %

Taux de pauvreté (en % de la population)

14 %

15.9 %

Taux de pauvreté longue durée (en % de la population)

8.5 %

7.8 %

Sources : OCDE, ONS (2013)

 

 

Inégalités et pauvreté en France mais où va l’argent de nos impôts ?

Dans le Rapport de l’OCDE, les 10 % des plus riches Français gagnent, en moyenne, 7.4 fois plus que les 10 % les plus pauvres. En Allemagne, c’est 6.6 fois plus et en Suède, 5.8 fois plus. Là aussi, la France corrige moins les inégalités que d’autres pays qui ne mènent pas les mêmes politiques anti-riches que la France…

Les contribuables français ont le droit de demander des comptes. Les prélèvements obligatoires qui battent des records ne semblent pas être d’une grande efficacité. Au contraire, ils tuent la croissance économique et la création d’emplois. C’est-à-dire les vraies armes contre la pauvreté et les inégalités.

 Gérard Gelé

14 allée Joliot Curie

54850 Méréville

 

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 16:12
Le 29 avril 2015, le Docteur Gabriel Lévy nous a quittés.

Il est douloureux de célébrer la mémoire d’un ami, et c’est dans de telles circonstances qu’il nous arrive de regretter de n’avoir pas reçu de la providence, les mêmes talents qui étaient les siens pour saisir toute l’étendue de son érudition.

C’est l’amour de l’écriture qui fut le trait d’union de notre rapprochement mais c’est une vision commune des enjeux politiques et géopolitiques qui a cimenté notre amitié. Puis au sein de cette association qu’il a créée et portée pendant de nombreuses années, nous nous souvenons de l’intensité de ses combats et de sa sagacité. Il dénonçait avec courage l’injustice et l’irresponsabilité des édiles. Il ne lâchait rien, faisant fi des diverses provocations. Intransigeant il l’était, comme avec lui-même. Il croyait au pouvoir du verbe qui conduit à l’action, sa plume agile et abondante n’épargnait personne !

Nous attendions ses billets d’humeur et ses analyses avec impatience et que l’on fut d’accord ou pas, nous ne pouvions rester indifférents à sa dextérité rhétorique, au dynamisme et à la force de ses convictions. La liberté de ton fut sa ligne de conduite, l’hypocrisie rayée de son vocabulaire. Il avait épousé la médecine mais le droit fut pour lui source d’épanouissement personnel, il excella dans ce domaine avec le succès que nous connaissons.

Malheureusement, il y a des bras de fer que l’on ne peut gagner, des batailles perdues d’avance, un ennemi bien plus insidieux et retors contre lequel on ne peut rien, la maladie l’a emporté, Il s’est éteint au terme d’un combat acharné. La plume est orpheline, le clavier restera à jamais silencieux. Sa courtoisie, sa fierté et son élégance ses fulgurances intellectuelles, son perfectionnisme et son verbe incisif nous manquent déjà, cruellement.

C’est le moment bien douloureux des adieux, sentiment étrange que d’être à la fois triste mais heureux d’avoir fait ce bout de chemin avec un homme remarquable, un esprit brillant doué de qualités exceptionnelles, mais surtout fiers et heureux d’avoir eu le privilège de son amitié.

C’est une perte inestimable pour notre communauté. Il y a des personnes hors du commun qui marquent nos vies, Gabriel Lévy aura marqué la nôtre à tout jamais.

La présidente, Geneviève Frixon

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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 15:19
Décès du Docteur Gabriel Levy

Les membres du conseil d’administration ont le regret de vous faire part du décès du Docteur Gabriel Levy survenu le 29 avril, terrassé par une longue maladie qu’il a combattue jusqu’au bout avec la ténacité que nous lui connaissions.

Nous perdons un homme remarquable, un esprit brillant doué de qualités exceptionnelles. C’est une perte inestimable pour l’association qu’il a créée et présidée pendant de nombreuses années avec détermination et courtoisie.

Ses obsèques auront lieu le lundi 4 mai à 11:00 au cimetière des Passons à Aubagne.

La présidente, Geneviève Frixon

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 14:06
L’Etat aime bien mal l’entreprise !

Geneviève Frixon

La France consacre chaque année 110 milliards aux entreprises. La fiction de l’Etat-Providence n’empêche pas les fermetures d’usines et les licenciements. Dans un récent rapport l’ex-ministre socialiste Jean-Jack Queyranne estime que ces aides représentent un coût exorbitant pour les contribuables. En effet, qui dit aides dit impôts. Les français ne sont pas dupes et ressentent tous les jours le poids de cette spoliation. « L’Etat-Providence détruit la société » et nous ne pouvons qu’être d’accord avec Mr Queyranne, depuis 2009, 1 576 usines ont fermé leurs portes, quant aux usines qui se créent, celles-ci sont plus petites et ne comptent plus que 49 emplois contre 84 en 2012. Sans doute à cause du seuil des 50 salariés qui augmente considérablement les charges salariales, obligations syndicales de créer un comité d'entreprise etc.

Mais où va l’argent me direz-vous ? Aux plus gros lobbies industriels. Un exemple, la vente de 24 Rafales à l’Egypte, « les enquêtes du contribuable » nous apprennent que l’Etat finance largement cette commande d’un total de plus de 5 milliards d’euros en garantissant environ la moitié de l’opération. L’avionneur est l’un des principaux bénéficiaires des largesses de l’Etat, en 2013 il a reçu 1,47 milliards de commandes publiques, juste derrière Airbus Group. Les buralistes, les fabricants d’éoliennes en passant par les fabricants de biocarburants, tous tendent leur sébile !

Ces aides sont distribuées à travers différentes enveloppes, allègements de charges sur les bas salaires, TVA à taux réduit, aides au logement social etc. Et qu’en est-il des lobbies ? Selon une recension citée par l’Expansion, 2500 représentants d’intérêts privés ont approché des parlementaires entre 2007 et 2010. La tentation est grande !

L’Etat aime l’entreprise et surtout la paix sociale ! La SNCM a, par exemple, profité de centaines de millions d’argent public pour éviter que la CGT bloque l’économie Corse. L’Etat s’étant comporté comme un investisseur privé alors que ce n’est pas son rôle, la justice européenne a sommé la SNCM de rembourser 200 millions d’euros d’aides accordées lors de sa « privatisation » en 2006.

L’Etat aime les banques aussi ! En 2008 les contribuables ont payé une facture bien salée avec les 360 milliards d’euros mobilisés pour garantir leur solvabilité. Comment ne pas évoquer DEXIA et les emprunts toxiques qui ont mis à genoux des villes imprudentes, des départements et même des hôpitaux. Dexia a été honteusement renflouée à hauteur de 6,6 milliards d’euros à NOTRE CHARGE !

L’Etat nourricier s’immisce dans les moindres interstices de notre économie, jouant les démiurges. Conclusion, 600 aides directes et indirectes dont la mise en œuvre se fait sans cohérence suffisante et sans vue d’ensemble de leur efficacité (rapport de la Cour des comptes 2013)

Couper dans les milliards de subventions aux entreprises, baisser la pression fiscale, recentrer l’Etat sur ses missions régaliennes et laisser les entreprises s’occuper d’économie n’est pas une hérésie, les entreprises qui acceptent des aides sont des entreprises qui renoncent et abandonnent une partie de leur propriété et de leur liberté !

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 14:03
Le 29 Mai 2015, Marseille accueille le Tour de France des contribuables

Geneviève Frixon

C’est parti !! Nous saluons l’initiative de Contribuables Associés de parcourir les routes de France au volant d’un bus rouge portant en guise de slogan : « trop de dépenses publiques, c’est trop d’impôts ! ».

Il est navrant de constater que malgré les mises en garde de la Cour des Comptes, malgré la sonnette d’alarme tirée par quelques députés courageux, les contribuables fournissent des dizaines de milliards d’aides publiques au monde associatif, aux entreprises, aux banques, aux syndicats, aux partis politiques, aux médias etc.

Aujourd’hui sur fond de crise et de morosité, les Français prennent conscience de ce déséquilibre. Selon l’IFOP, 57% sont favorables à la limitation des subventions aux associations et 45% se prononcent pour la suppression des aides de l’Etat aux entreprises.

D’après une enquête réalisée par Le Monde en 2013, environ 200 associations sur les 1,3 million recensées en France, empochent 60% des aides de l’Etat.

Les collectivités locales ne sont pas à la traine loin de là, du Nord au Sud les élus sont atteints de subventionnite aiguë. A Marseille, l’affaire Andrieux a mis en lumière une pratique hélas bien rôdée qui consiste à distribuer pour acheter la paix sociale voire pour s’assurer une base électorale solide.

Les contribuables n’en peuvent plus et la manifestation du 9 mars dernier à Paris contre le RSI (Régime Social des Indépendants) a vu descendre dans la rue 20 000 artisans, commerçants, chefs de petites entreprises, la France qui se lève tôt a dit stop au matraquage fiscal qui les mène invariablement à la faillite !

Ce tour de France arrive à point nommé afin de recueillir l’avis des Français sur la politique à mener en termes de dépense publique. Une urne sera mise à leur disposition afin de demander un référendum national sur les réformes à engager. Des réunions publiques inviteront également les citoyens à débattre avec des experts. A l’issu de leur périple Contribuables Associés remettra les réponses récoltées au Président de la République.

L’escale marseillaise est prévue pour le 29 mai prochain, notre association sera ravie de pouvoir les assister lors de réunions publiques. Nous ne pouvons continuer à fermer les yeux devant le naufrage de notre pays, l’heure n’est plus aux palabres mais à l’action !

(Tour de France du 26 avril au 14 juillet)

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 15:25
source le Figaro

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Gérard Gelé

Droit d’asile : dispositif débordé et coûteux

La Cour des comptes s’alarme du coût de la politique d’asile en France et du manque de suivi des personnes déboutées. Le système « au bord de l’embolie », coûterait deux milliards d’euros par an.

La Cour des comptes a procédé au calcul des «dépenses totales effectuées pour les demandeurs d'asile» et conclut à une hausse de près de 60% en cinq ans. «Pour les demandeurs d’asile, le coût global s’élèverait à 990 millions d'euros environ en 2013, contre 626 millions d'euros en 2009», soit un coût par demandeur de 13.724 euros. Pour les personnes déboutées du droit d’asile, le montant des dépenses «serait équivalent à celui consacré aux demandeurs d'asile», à savoir un milliard d’euros par an et un coût moyen par débouté «allant jusqu'à 5.528 euros».

Les sages estiment ainsi à 2 milliards d’euros le coût global du droit d’asile, entre les demandeurs et les déboutés. Une somme répartie de la manière suivante:

990,2 millions d’euros pour l’accueil, l’hébergement, l’instruction des dossiers, la santé et la scolarité des demandeurs d’asile, auxquels s’ajoutent 24,5 millions d’euros de frais «divers».

1022,6 millions d’euros pour l’hébergement, les retours, la santé et la scolarité des personnes déboutées du droit d’asile.

La nouvelle source principale d'immigrés clandestins

Selon le document que s’est procuré Le Figaro, «la politique d’asile est devenue la principale source d’arrivée d’immigrants clandestins en France». Elle «n’est pas soutenable à court terme. Elle est au bord de l’embolie.»

L'immense majorité des déboutés restent en France

La Cour souligne également que, «malgré l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui leur est notifiée, seul 1% des déboutés sont effectivement éloignés. La plupart d’entre eux restent sur le territoire français, grâce à d’autres procédures telles que "étranger malade" afin d’obtenir un titre de séjour.» Quelque 40.000 personnes sont déboutées chaque année du droit d’asile.

«La majorité des déboutés du droit d’asile, qui n’ont pas engagé de procédures, ne sont ni éloignables ni régularisables, mais restent en situation irrégulière en France», ajoute le document.

Procédure «utilisée comme une nouvelle filière d’immigration» et non plus par les personnes issues des pays en guerre

«La demande d’asile est utilisée par certaines personnes comme une nouvelle filière d’immigration, notamment économique.

Recommandations

Le document émet des «recommandations provisoires». Il préconise notamment de «réduire le montant des allocations mensuelles versées aux demandeurs d’asile», de mettre en place un «guichet unique» de traitement des dossiers et d’«exécuter les obligations de quitter le territoire français pour les personnes déboutées».

Les délais de procédure s’élèvent à deux ans ? Pour 75 % de refus et 1 % de reconduite ! Un exemple de l’incurie de nos lois et de nos administrations.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 15:42
Droit dans le mur !

Geneviève Frixon

Après « 60 milliards d’économies !...Oui mais tous les ans», la directrice de la Fondation IFRAP (Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques) Agnès Verdier-Molinié récidive avec un tout nouveau livre « On va dans le mur ».

Hélas, nous en sommes tous conscients mais rien n’est fait pour rectifier cette trajectoire suicidaire. En France, les prélèvements fiscaux et sociaux sur le travail représentent 71,3 % du salaire moyen. Un pourcentage hallucinant… reste 28,7 % dans notre poche ! (Chiffres de 2006). Notre pays est champion du monde des prélèvements obligatoires, des impôts, et des taxes ! Un enfer fiscal et réglementaire qui fait fuir nos talents, nos capitaux. Avec nos prélèvements ou à cause d’eux notre économie est en grand péril. Faillites, délocalisations, chômage, déficits et pour finir dettes abyssales.

Plus la France s’enfonce, plus nous renforçons le modèle de l’État-social qui nous ruine, et plus nous avons peur de le réformer. Un rapport secret de l’inspection des finances, dressait pourtant la liste des économies possibles pour redresser le pays. Aujourd’hui, malheureusement, toute perspective de création de richesses est sabotée. S’il existe quelques réformateurs courageux, ceux-ci sont broyés par la machine administrative qui protège ses intérêts. Alors que les indignés de tout poil nous disent que notre sécurité sociale et les acquis de 1945 auraient régressé, les chiffres disent exactement le contraire : notre système n’a jamais été aussi généreux malgré les modestes tentatives actuelles pour le réformer.

A toutes fins utiles en cette période électorale voici les 15 objectifs proposés par l’IFRAP, pour éviter « le mur » :

Objectif n° 1 : Mener la revue des missions publiques de l’État, des régions et des communes et les répartir en supprimant les doublons ;

Objectif n°2 : Finir la réforme inachevée de l’État ;

Objectif n°3 : 5.000 super-communes en France d’ici 2025 ;

Objectif n°4 : Décentraliser la gestion des enseignants au niveau local ;

Objectif n°5 : 4,5 millions d’agents maximum dans la fonction publique française d’ici 2022 ;

Objectif n°6 : Embaucher uniquement des contractuels dans le non régalien à partir de 2020 ;

Objectif n°7 : Recentraliser la politique sociale et organiser la baisse des dépenses de protection sociale de 33 à 30% du PIB ;

Objectif n°8 : Limiter le nombre de lois, de taxes et de normes ;

Objectif n°9 : Un régime unique de retraite par points, un âge de départ à 65 ans en 2023 à raison de deux trimestres de plus par an (avec une part de capitalisation) ;

Objectif n°10 : Santé, responsabiliser les patients et réduire les redondances d’examens ;

Objectif n°11 : Flexibiliser le marché de l’emploi et donc le Code du travail ;

Objectif n°12 : Mettre en place une fiscalité pro-entrepreneuriat ;

Objectif n°13 : Poursuivre la réforme de la transparence de la vie publique ;

Objectif n°14 : Engager une procédure de désendettement avec pour objectif à long terme de faire baisser la dette de 700 milliards ;

Objectif n°15 : Grâce à tous ces objectifs, atteindre un maximum de 52% de dépenses publiques par rapport au PIB en 2022, 50% en 2025

Que l’on soit ou non d’accord avec ces objectifs, l’IFRAP a le mérite de poser les premières bases d’une réforme qu’aucun gouvernement n’a eu le courage de mener à bien, l’effet cliquet figeant toute tentative, nous nous voyons sombrer sans réaction.

ifrap@ifrap.org

Droit dans le mur !

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 17:19
Facture EDF : 52 % de taxes !

Gérard Gelé

« Je ne sais pas exactement ce que la Cour des Comptes a écrit à propos d’EDF, nous écrit un fidèle lecteur, mais je pense qu’elle n’a pas relevé l’excès de l’ensemble des taxes diverses, qui s’ajoutent au total HT de l’abonnement et de la consommation sur ma facture ».

En faisant le calcul détaillé de sa facture, elle-même couvrant la période allant de mai 2013 à mars 2014, qui est la date de la dernière facture reçue, il a trouvé un total de taxes représentant presque 52 % (51.68 %) ! On remarque sur la facture qu’il nous a "scannée", que le total (HT) de la consommation représente la somme de 765.86 euros. A cette somme s’ajoutent donc 51.68 % de taxes pour un montant de 395.84 euros ! Ce consommateur doit régler en fin de compte la somme de 1.161.70 euros.

Six ! C’est le nombre de taxes, visibles, que l’on trouve sur les factures : taxe sur la "Consommation finale d’Electricité" (sic !), "Contribution au Service public d’Electricité" (CSPE), "Contribution tarifaire d’Acheminement Electricité" (CTA), TVA à 5.5 %, TVA à 19.6 % et à 20 %. Faut-il encore que nous précisions que l’utilisation de ces taxes est assez vague… ? La "Contribution tarifaire d’Acheminement" - a été instaurée par la CNIEG (Caisse nationale des Industries électriques et gazières). Cette contribution est intégralement reversée par tous les fournisseurs et distributeurs d’énergie à la CNIEG, y compris celle collectée par le biais des factures des offres de marché et des fournisseurs alternatifs. Le montant de la CTA est égal à 21% d’une "assiette", qui correspond- aux parties fixes du tarif d’acheminement, lui-même également nommé TURPE 3 (sic !). Le TURPE 3 est le tarif qu’appliquent les gestionnaires des réseaux de distribution aux fournisseurs, pour - facturer l’acheminement de leur électricité. La CTA est assujettie à la TVA au taux de 5,5 % pour le tarif « Bleu » et de 19,6 % pour le Tarif « Jaune » (Bleu et Jaune correspondent aux puissances des consommations). La CTA apparaît dans le pavé au verso des factures, titré "Taxes et contributions" des contrats "Electricité et Gaz naturel".

Mais ce que ne disent pas les textes officiels, c’est que cette taxe, qui représente environ 1 milliard d’euros par an, est entièrement reversée à la Caisse des retraites des agents EDF, afin de financer leur régime de retraite, qui comporte en outre de nombreux privilèges : la retraite dès 50 ou 55 ans, les différentes bonifications ou trimestres gratuits, des cotisations retraite qui n’augmentent jamais, le calcul de la pension à partir du dernier salaire, augmentation des pensions de 5%, revalorisation de l’indemnité de départ à la retraite, instauration d’un régime complémentaire par capitalisation… Et ce n’est pas fini ! électricité a gogo à 90 % gratuite… a vie

Sur la facture, on trouve également la "Contribution au service public d’électricité". Créé en 2000, le Fonds du service public de la production d’électricité est géré par la Caisse des dépôts et il est censé « assurer la mission du service public d’électricité ». Donc, pour avoir de l’électricité, il faut payer une taxe ! Notons toutefois que l’argent récolté est en réalité utilisé pour payer, en partie seulement, la dette d’EDF, dont le montant lui-même est maintenu secret :

On l’estime à environ 30 Mds d’euros, sans tenir compte des retraites non provisionnées qui s’élèvent à … 90 Mds d’euros.

EDF est effectivement un véritable service public… de taxes ! Et l’augmentation du nombre de taxes n’est probablement pas terminée ! Le rapprochement d’EDF avec Areva, qui est en faillite va donner naissance, à coup sûr, à une nouvelle taxe sur la facture d’électricité... Areva ! Les profits sont privés, les déficits sont publics à la charge du client contribuable !

e-mail: gele.gerard@wanadoo.fr

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 11:43
Le big Mac Do

Gabriel Lévy

Des élections auront lieu prochainement pour élire des représentants à l’un des nombreux machins de la République Française : les conseils départementaux. On appelle cela le « mille-feuille », ce qui est plus délicat que le Mac Do, surtout si l’une des couches est du fromage.

Chacun sait que notre pays compte le plus grand nombre d’élus (plus de 600.000) et chacun sait aussi que cette inflation d’élus a un coût.

Les candidats sont dans leur rôle quand ils promettent ce qu’ils ne sont pas sûrs de tenir, et les contribuables dans le leur quand ils s’époumonent à demander des économies. … Et puis le temps passe jusqu’aux prochaines consultations électorales et chacun continue dans son registre : l’élu (allogène) que nous avions invité, oubliant ces rôles respectifs, s’insurge du harcèlement des élus par les associations de contribuables, d’autres nous suggèrent de « les joindre pour apprendre comment se passer d’eux ».

Et pourtant des choses ont changé : nous n’avons plus fait de recours auprès de la justice administrative parce que nos élus locaux ne se préoccupent pas, comme les précédents de politique étrangère partisane, mais du bien-être de ceux qui les ont élus. Utilisant les moyens modernes de communication, ils ne manquent pas de rendre des comptes… et nécessité fait loi, ils mettent en place des économies drastiques.

A se demander si les élus locaux ne méritent pas plus nos suffrages que les élus nationaux. Leur proximité les rend moins sourds.

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 17:30

Geneviève Frixon

 

Si comme le dit le Figaro, c’est un rapport savoureux, attendu chaque année avec impatience, les plus de 800 pages qui égrainent le dérapage des dépenses publiques, n’ont rien de savoureuses sauf si l’on aime se délecter de ces litanies annuelles qui épinglent certes mais sans effet concret ! Enfin allons-y pour deux exemples, l’un bien de chez nous analysé par « le Point ». il s’agit du musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, notre MuCEM devenu tout aussi célèbre que « la Bonne Mère » mais qui est, d’après la vénérable Cour, « un gouffre aux innovations coûteuses et au financement aléatoire » ! Peuchère ça fait mal !

Pourtant tout auréolé de son succès : 3,4 millions de visiteurs entre juin 2013 et septembre 2014, la Cour des comptes relève un bilan peu reluisant de la conduite de ce projet qui a consisté à transférer un musée parisien (le musée national des Arts et Traditions populaires) à Marseille en y mêlant les civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, un patchwork qui a d’abord pris du retard de 2008 à 2013, par un déménagement des collections qui n’en finissait plus ce qui a provoqué un accroissement des charges de personnel. Puis le coût des opérations de rénovation du fort Saint-Jean et du navire amiral de Rudy Riciotti s’est envolé passant de 88 à 160 millions d’euros et pour finir le partenariat public-privé, partenariat malheureux monté pour le centre de conservation des objets venus de Paris et non exposés jugé « trop coûteux » et pour finir le bâtiment du musée parisien vidé de ses collections, qui devra être remis en état pour une enveloppe de 50 à 80 millions. La Cour des comptes s’interroge également sur la vision d’avenir du MuCEM passé l’engouement de Marseille Capitale de la Culture et s’inquiète sur ses coûts d’entretien et de maintenance.

Plus terre à terre, même si jeter l’argent par les fenêtres peut être considéré comme de l’art, l’incroyable aventure du logiciel de paye des fonctionnaires qui a coûté la modique somme de 346 millions d’euros aux contribuables, pour un système visant à automatiser la gestion de sa masse salariale et a fait un flop sans remous. Pourtant cette innovation pilotée par trois ministères dont le paquebot Bercy, a été victime, nous dit le Monde, de son administration, de sa complexité et de son inertie

Lorsqu’en 2007 l’Etat décide de se doter d’un super-logiciel de paye baptisé ONP sensé établir automatiquement le traitement de 2,7 millions d’agents d’Etat, avec à la clef une réduction des effectifs (3 800 postes en moins) et un renforcement du suivi de la masse salariale, le projet est ambitieux mais l’Etat se retrouve piégé par ses propres normes et sa spécificité à gérer les congés payés, les arrêts maladie etc. naviguant à vue dans les méandres d’un système de données erronées fournies par certains ministères.

En 2013, selon le Canard Enchaîné, le ministère de la Défense avait arrêté un autre logiciel « Louvoi » qui ne marchait pas, perte : 470 millions d’euros !

L’Etat a donc dépensé, en additionnant ces deux idées fumeuses, 800 millions d’euros pour RIEN ! Le gouvernement assure qu’à l’issue du quinquennat, « tous les élèves sortant du système scolaire seront familiers des outils numériques » Osons leur suggérer de tester eux-mêmes leurs idées novatrices avant de jeter l’argent des contribuables par les fenêtres des ministères !

Sources : le Figaro, le Canard Enchaîné, la Cour des comptes

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