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  • : Notre intérêt et nos actions portent essentiellement sur la pertinence et la légalité des dépenses engagées par les collectivités locales.
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L’association est une association de contribuables et non de citoyens. Elle a pour unique objet celui de défendre les intérêts des contribuables, Pour contrôler le bon usage de leurs impôts, l’association est souvent en conflit avec les pouvoirs en place. Elle ne tient aucun compte du parti, ou des partis, dont ces pouvoirs sont issus. Il en résulte qu’elle n’assure en aucune manière la promotion d’un parti au détriment d’un autre, Amenée à recourir à la justice administrative pour faire annuler les délibérations et les décisions des exécutifs, ayant un caractère politique et partisan, elle ne doit pas encourir les mêmes critiques, Ses dirigeants doivent préserver l’indépendance et la neutralité politique de l’association, principalement lors des consultations électorales. Des consignes sont établies à cet effet.
17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 14:49

Pétition :

Pas de séance à l’Assemblée tant que Thomas Thévenoud y est député

http://www.contribuables.org/2014/09/09/petition-pas-de-seance-a-lassemblee-tant-que-thomas-thevenoud-y-est-depute/

 

 

 

 

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 14:42

Gabriel Lévy

Imaginions-nous un jour que Monsieur Robert Hue, ex-secrétaire général du parti communiste français, serait porteur de cette prophétie.

D’un évangile à l’autre ! De l’évangile sectaire dans lequel les adeptes « ne voient qu’une seule étoile (rouge) dans le ciel », à l’évangile au sens grec (euangélion), l’annonce de la « bonne nouvelle ».

La bonne nouvelle ! D’abord parce que les contribuables cesseront d’entretenir des partis politiques dont la seule fonction est de fournir 620.000 élus, soit un élu pour 100 habitants… 620 000 élus et au moins 10 fois plus de candidats ! Pour ce faire, ils reçoivent 100 millions d’euros par an de subventions publiques.

Comme cela ne suffit pas, on tripatouille allègrement grâce à la distribution d’emplois fictifs, dont l’illégalité a fait l’objet de la condamnation de deux chefs de parti pour le PS et de deux pour le RPR. Tous prétendaient « qu’il n’y avait pas eu d’enrichissement personnel », comme si le parti n’était pour rien dans l’accession aux carrières brillantes et lucratives : la députation, le poste de premier ministre, ou celui de président de la république.

Notre constitution stipule que « les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage ». Mais pour M. Hue, « c’est tout simplement un constat lucide : les partis ne remplissent pas leurs fonctions démocratiques » et il n’hésite pas à affronter « les cris d’orfraie de « professionnels » consternés … qui n’ont jamais connu d’autre univers que celui des « appareils », de la technostructure et des « antichambres du pouvoir » ». Lucide, aucun doute.

Sont-ils des organes de réflexion choisissant la meilleure stratégie pour le salut du pays ? Sont-ils seulement capables de respecter les promesses contenues dans les programmes qu’ils ont élaborés, quand l’un d’eux avoue, en connaisseur, « on fait les cadeaux avant les élections et on décide les impôts tout de suite après » ? Les petites phrases prononcées par nos présidents ne sont pas que des bons mots.

Si les « élections sont devenues des pièges à cons » (selon les frondeurs de mai 1968), c’est bien parce que les partis politiques les ont polluées par l’ambition sans frein de leurs leaders, qui se préoccupent plus de leur réussite que de celle du pays.

Ainsi, M. Hue a fait un rêve. Il invoque Pablo Néruda, André Marty, Jacques Derrida… et son exergue emprunte à Aimé Césaire le conseil selon lequel : « devant l’histoire, il faut rester humble, avoir du courage, se remettre en cause ». Combien de leaders politiques l’accepteront-ils ? Un moment, nous nous sommes abandonnés à l’utopie du titre de son livre, aussi saugrenue que le programme d’Alphonse Allais qui proposait de « demander plus à l’impôt et moins aux contribuables » pour permettre entre autres « l’extinction du paupérisme après 10 heures du soir ».

Nous ne sommes pas stupides, il existera toujours des partis ou des groupements politiques, et il existera toujours des malandrins parmi ces derniers. Il ne peut en être autrement dans une démocratie dite représentative. C’est la raison pour laquelle il faut rendre définitivement inéligible tout élu condamné par la justice. C’est bien le moins.

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 18:29

Jacques Ernewein

Depuis quelques années, il me semble que l’on entend et que l’on voit de plus en plus sur les différents médias : « c’est gratuit ». La valse des cabinets Valls fait maintenant apparaître un jeune ministre, malgré tout énarque et déjà conseiller de François Hollande, qui serait « un peu libéral » ? Pour l’aider dans sa lourde tâche, je voudrais lui exposer quelques réflexions sur cette supposée gratuité.

Quand on parle de gratuit, je pense donc que l’on nous informe que les dons de la nature le sont, ce que nous savons tous déjà : le soleil dispense sa chaleur et sa lumière à chacun sans rien exiger en échange, dans un autre ordre d’idée, grâce à une trouvaille (invention) humaine, le vent gonfle les voiles et fait avancer le navire ou autre véhicule à voile. Dans un premier temps, il a fallu payer le premier maître voilier pour obtenir le fruit de sa découverte, aujourd’hui, c’est devenu une connaissance universelle et chacun peut en profiter gratuitement.

L’inventeur a été payé de son invention, elle est tombée depuis très longtemps dans le domaine public. Il en est d’ailleurs ainsi de toutes les technologies, d’abord onéreuses, elles deviennent peu coûteuses puis gratuites, mais il ne peut en être ainsi des services, ils doivent toujours s’échanger contre d’autres de même valeur pour les parties contractantes en l’absence de coercition. Il faut ici noter que le champion toutes catégories de la coercition c’est l’Etat. Il a en sa possession tout ce qu’il faut pour l’exercer :

  • Le droit de dire le droit par la législation,
  • La force pour faire appliquer le droit,

Et souvent il nous persuade que le droit premier, le droit naturel, celui que chacun possède par sa nature d’humain doit s’effacer devant le droit dit par le gouvernant (droit positif).

Cet Etat de plus en plus se dit être celui qui sait ce qui fera du bien aux autres, est tout à fait opposé au Libéralisme qui lui prétend que la liberté individuelle, n’est limitée que par la responsabilité de ses actes à l’encontre des autres personnes.

Le 20° siècle a d’ailleurs connu l’apogée des ces inepties avec les différents totalitarismes pas encore éteints aujourd’hui, qu’il s’agisse principalement du marxisme et du nazisme.

C’est ainsi que maintenant on nous présente du « gratuit » qui ne l’est que pour certains, car il s’agit bien d’un faux, fait volontairement par les gens de l’Etat et de toutes les collectivités : présenter comme gratuit ce qui est payé par une seule partie des gens, d’ailleurs souvent ceux qui ont le moins d’usage du bien ainsi mis à disposition. Il n’est même pas certain que les « usagers » de ce bien offert à eux gratuitement l’estiment à la hauteur du coût réel qu’il a pour les payeurs, car si on leur donnait l’argent qu’il coûte, ils seraient sans doute nombreux à préférer en faire un autre usage. Mais il semble que les gens de l’Etat aiment passionnément cette gratuité. Elle a pour eux plusieurs avantages, tout en ne leur coûtant rien, elle leur permet d’acheter des voix gratuitement, pour leur prochaine élection, ce qui est leur principal objectif.

Ainsi, la boucle est bien bouclée, le gratuit est payant pour le contribuable au sens premier et payant pour l’homme de l’Etat au sens figuré !

Si les meneurs de ces collectivités étaient des gens honnêtes, ainsi qu’ils le prétendent et le clament haut et fort, ils renonceraient à l’évocation de cette fausse gratuité, mais s’ils continuent de la faire, c’est sans doute qu’ils se prennent pour des dieux, pouvant créer… ex-nihilo !

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 18:27

Gabriel Lévy

Qu’il est triste de constater que le premier candidat déclaré pour succéder à M. Hollande nous propose un salmigondis de recettes réchauffées comme programme de gouvernement. Tel, le projet de M. Juppé, mais nous aurons garde de souscrire à l’aphorisme de Clemenceau selon lequel : « on succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables ».

Ainsi lisons-nous dans l’édition du 23 août 2014 du Figaro :

* « notre véritable défi : convaincre les Français que (…) nous (pouvons) résoudre leurs principales angoisses, en particulier la question de la croissance et de l'emploi ». Il occulte, sans doute parce qu’il n’ose en imaginer les moyens, « l’angoisse » de l’insécurité, celle ordinaire et celle provoquée par des « hordes acharnées », qualifiées ainsi par le président socialiste de l‘assemblée nationale.

* « Le mariage pour tous est maintenant engrangé, ne repartons pas sur une loi familiale qui ferait resurgir des divisions ! ». Incitation à adopter la reddition préventive devant tout risque de division.

* Pour résoudre les problèmes liés à l'immigration, « inventer (sic) une identité heureuse qui permette de faire en sorte que la France soit fidèle à sa capacité d'accueil sans pour autant renoncer à ses principes fondamentaux ». Depuis 50 ans les contribuables paient pour augmenter ces « capacités d’accueil » pour le résultat que l’on connaît.

* « il est possible de «construire (…) une unité française dans la diversité». Est-il certain que la diversité soit le désir des Français, sachant les résultats de toutes les tentatives faites en ce sens, en France, en Europe, et aux Etats-Unis ? Elles se soldent surtout par des émeutes.

Selon Blaise Pascal, « Deux choses instruisent l'homme: l'instinct et l'expérience ». Il est à craindre que l’instinct fasse défaut à M. Juppé au regard de ses analyses récentes sur les Frères musulmans dans l’Egypte de M. Morzy, et – perpétuel adepte de la reddition préventive - sur la guerre actuelle à Gaza (« on se demande ce qu'Israël "peut espérer de son offensive actuelle contre la bien dénommée bande de Gaza (...) où il cherche à détruire les bases du Hamas, mais où l'on voit surtout des familles terrorisées prises au piège sous les bombardements de Tsahal"). Le refus d’une trêve par le Hamas lui apporte la raison. Curieux cependant le manque d’anticipation de la part d’un « expert ».

Quant à l’expérience, nous aurons l’occasion d’y revenir.

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 16:20

Jacques Ernewein

Les Roms sont expulsés de leur occupation illégale d’un terrain qui durait depuis des mois.

De cette prémice, on doit conclure que le propriétaire du lieu ne les avait nullement conviés et donc que les « autorités » ainsi que les personnes les représentant aiment à se qualifier, ont tergiversé pendant des mois avant d’appliquer la loi, le bon sens et les règles d’hygiène.

Ces mêmes autorités, qui par leur laxisme ont laissé bafouer la loi, en l’occurrence le droit de propriété enjoignent, maintenant que l’on constate les désagréments et l’atteinte à l’hygiène publique, donc à « l’intérêt général », le propriétaire de faire le nécessaire pour ramener la propreté. Les autorités ont nié ce droit pendant des mois en n’accomplissant pas leur mission (leur devoir), aujourd’hui, face à un citoyen ordinaire elles retrouvent toute leur verve avec de possibles menaces à la clé.

Il me semble que si l’on s’en tenait aux véritables responsabilités, les édiles devraient eux-mêmes payer, sur leurs biens propres, pas avec l’argent public (argent des contribuables) les remises en état nécessaires car la responsabilité du propriétaire légitime ne peut être engagée, il a été déchu de fait temporairement de son droit.

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 17:05

Gabriel Lévy

Ce jour, les responsables de la ville d’Aubagne ont remis le document, qu’à bon droit, nous sollicitions. Il est accompagné d’une lettre courtoise, nous priant d’excuser le retard.

Deux de nos adhérents, par ailleurs récemment promus adjoints au maire, ont démissionné de l’association. Rien d’autre à signaler. L’incident est désormais clos !

En définitive :

· il suffisait de presque rien, dix mots de moins pour que notre différend avec la commune d’Aubagne, soit clos.

· il suffisait de presque rien, dix mots de plus pour qu’il ne soit jamais ouvert.

Dix mots de plus, pour confirmer officiellement que notre demande relative à la consultation – légale - d’un document serait satisfaite, et dix autres de plus - si nécessaire - pour nous demander de patienter.

Or, un silence si long apparaissait injustement dédaigneux à l’égard de notre association de contribuables, celle même qui n’avait pas manqué d’être un allié objectif dans l’accession au pouvoir de la nouvelle équipe.

Oui, il suffisait de presque rien : un brin de courtoisie, ou, seulement, l’application d’un décret, celui portant le numéro «2001-492 du 6 juin 2001 relatif à l’accusé réception confirmant la date à laquelle, à défaut d’une décision expresse, la demande sera réputée acceptée ou rejetée.»

Dix mots de moins, pour éviter une diatribe portant sur le fait que nos demandes étaient faites par lettres recommandées, pratique pourtant habituelle dans les rapports entre des particuliers et une administration, en raison du risque de la perte de courrier ou… de l’oubli de réponse. Toujours infiniment soucieux des convenances – avons-nous besoin de le rappeler ? - nous n’avions pas manqué de le faire au préalable par des moyens moins formels.

Woody Allen recommandait : « Dans votre ascension, soyez toujours très gentil (seulement courtois, cela peut suffire) pour ceux que vous dépassez en montant. Vous les retrouverez au même endroit en redescendant ». Ce sont les liftiers qui servent l’ascenseur pour monter, ou pour descendre.

Nous nous réjouissons sincèrement que l’affaire soit close et nous remercions feu M. Serge Reggiani de nous avoir offert ce titre. Il est bien que tout finisse par une chanson !

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 16:36

Information de l’association des contribuables de l’intercommunalité d’Aubagne

Gabriel Lévy, porte parole de l’association

 

Chers adhérents, chers amis

 

« Tout change pour que rien ne change » ?

 

C’est avec amertume que nous vous informons du différend qui nous oppose à l’actuelle municipalité d’Aubagne. Nous espérions ne plus en avoir. Est-ce une malédiction ?

 

En effet, nous retrouvons avec la nouvelle équipe, les difficultés rencontrées avec la précédente : le refus de consultation de documents administratifs. Le refus est tacite, puisque nous n’avons reçu, dans les délais, une réponse officielle à nos demandes réitérées, et il est impoli, puisque nous n’avons pas reçu, non plus, une réponse d’une autre nature comme une invitation à une attente patiente.

 

De quoi s’agit-il ? Nous souhaitons prendre connaissance du mémoire introductif en cassation de l’ex-maire, ayant pour objet l’annulation de l’arrêt de la Cour d’appel Administrative confirmant l’illégalité du règlement, par la ville, des frais de déplacement à New York de M. Fontaine et de son collaborateur.

 

Rappelons que les avocats de la ville, qui ont rédigé ce mémoire, ont été payés grâce à votre contribution (nous avons demandé par ailleurs à en connaitre la somme). En d’autres termes, ce mémoire est votre propriété.

 

Nos demandes de consultation ont été faites, officiellement, c’est-à-dire dans les formes, par lettres recommandées avec demande d’accusé réception. Les services juridiques de la ville ont confirmé téléphoniquement à notre présidente que cette affaire n’était pas traitée par les dits services, mais par le cabinet du maire. Des tentatives « amicales » (forcément amicales, ne les avez-vous pas aidés directement ou indirectement à la conquête du pouvoir ?) ont été également faites, mais en vain jusqu’à ce jour.

 

NOTRE INCOMPREHENSION EST TOTALE DEVANT CE SILENCE.

 

Où se trouve la difficulté de reproduire le document et de remettre la photocopie à notre présidente ? Quelques minutes seulement. Nous nous perdons en conjectures : le document aurait-il disparu ? L’administration ferait-elle preuve d’une inertie calculée ? Serait-ce le cas, qu’il s’agirait d’une absence d’autorité inquiétante de la part de l’exécutif. Serait-ce l’exécutif lui-même qui contesterait l’obligation de produire le document ou craindrait-il de le faire ? 

 

Il nous faut donc engager une procédure judiciaire comme nous le faisions avec leurs prédécesseurs. Nous citons ci-dessous  les moyens sur lesquels elle sera fondée, dans le but de convaincre les récalcitrants éventuels :

 

 1-    La nouvelle municipalité ayant annulé le pourvoi de l’ex-maire d’Aubagne auprès du Conseil d’Etat, la procédure judiciaire est donc terminée, et le document sollicité est devenu une archive consultable de plein droit ;

 

2-    Il a été déjà rappelé par la CADA que, même au cours d’une procédure judiciaire, la demande de consultation peut « recevoir autorisation de l’autorité compétente - c’est-à-dire l’autorité qui a engagé la procédure (l’ex-maire) ou qui est susceptible d’y défendre ou d’y intervenir (le maire actuel) ». Voyez-vous une raison pour laquelle l’actuelle autorité refuserait la communication de ce document ?

 

3-    Si l’actuelle municipalité n’avait pas interrompu la procédure, nous aurions été obligatoirement destinataires de ce mémoire, au titre de la partie adverse, en cas d’admission du recours par le Conseil d’Etat, ainsi que ce dernier nous l’a spécifié dans sa lettre du 10 mars 2014.

 

La justice tranchera le différend, et une fois de plus nous gagnerons, mais il est regrettable (pour elle) que la nouvelle mandature s’ouvre sur ce différend.

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 13:37

Gabriel Lévy

Cet aphorisme pourrait être prononcé indifféremment par un leader de gauche ou par un leader de droite. Aphorisme toutefois insoutenable, car comment se consoler de l’état dans lequel l’un et l’autre ont mis un pays qu’ils ont gouverné à tour de rôle ? Pourraient-ils se consoler quand, nous, nous désespérons ?

Sont-ils conscients du fait que le désespoir conduit au nihilisme, puis à la violence ? Chaque jour des commentateurs nous avertissent d’un état prérévolutionnaire, causé par le renoncement à trouver enfin une équipe capable de réformer le pays. A la place, les partis politiques nous proposent leur propre déchirement.

Leur propre déchirement, qu’importe, direz-vous ? Oui, cela importe, car les partis politiques utilisent de façon fastueuse un financement imposé indifféremment à ceux qui les soutiennent comme à ceux qui les combattent.

Syndicats et partis politiques contribuent, selon notre Constitution, à « l’expression de la démocratie ». Soit, mais chaque citoyen devrait « payer » pour le parti qu’il soutient et non pour la promotion des thèses adverses qu’il exècre. Ainsi, Madame Taffin (porte-parole de Contribuables Associés) faisait-elle observer à son intervieweur d’Europe 1 que « la meilleure démocratie, c’est l’engagement des citoyens et qu’une organisation efficace doit pouvoir se financer avec ses adhérents et ses sympathisants »

Qu’importe alors si ces partis servent surtout à incuber les ambitions de quelques-uns, à couver des apparatchiks, à permettre des dépenses somptuaires, car seuls ceux qui auront payé pourraient demander des comptes.

Malheureusement, volens nolens, ils parviendront au pouvoir et continueront « à promettre ce qu’ils ne peuvent pas donner et à donner ce qu’ils n’ont pas ». A cet égard, la consultation des sites des associations de contribuables n’est pas faite pour nous déprendre du pessimisme inspiré par les partis politiques ni par les « élites » qu’ils promeuvent aux fonctions de l’état ou des collectivités territoriales.

Le site « Observatoire des subventions », ainsi que la brochure « Les enquêtes du contribuable : l’argent des partis politiques », montrent les multiples moyens de dépenser ce que nos concitoyens ont eu de la peine à gagner ou à épargner : les projets pharaoniques, les subventions contestables, les sinécures, les feux d’artifices à plus d’un demi- million d’euros, tant il est vrai que rien n’est plus réjouissant que de dilapider l’argent des autres.

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 13:42
L’usine à gaz de l’écotaxe… ou le PPP : Partenariat Public Privé…

Gérard Gelé

Il est bien connu que la logique énarchique française consiste à répondre à tout problème par une nouvelle taxe.

Encore faut-il ajouter que la nouvelle taxe est le plus souvent choisie pour sa complexité et son coût de collecte.

L’entretien des routes ou la pollution routière sont ainsi des problèmes simples, auxquels il aurait été facile de répondre par l’augmentation de la TIPP ( taxe intérieure sur les produits pétroliers ).

Cette augmentation aurait présenté, au moins, l’avantage d’un faible coût de perception de l’impôt. La taxe existant déjà, il n’était pas nécessaire de créer un nouveau système de collecte ; la taxe étant prélevée sur une assiette large (tous les utilisateurs de carburant), on pouvait éviter que quelques catégories soient fortement pénalisées par sa hausse…

Encore une hausse de taxe, direz-vous peut-être. Certes. Mais il vaut mieux taxer ce qui est indésirable (la pollution, la congestion routière…) que ce qui est désirable (le travail, l’épargne).

Taxer les carburants ne dit rien sur ce que l’on fait des recettes correspondantes. On peut les affecter à l’entretien des infrastructures routières, financer les collectivités locales, baisser d’autres impôts aux conséquences négatives, financer une allocation pour les bas revenus, affecter la recette au désendettement public… Bref, n’importe quel choix, à la discrétion des priorités du gouvernement.

Mais, dans notre cas, au lieu de cette solution simple, nos énarques ont inventé l’écotaxe.

À partir de là, tout a été à l’avenant.

Un partenariat public-privé fut négocié de manière précipitée, dans des conditions douteuses.

Des statuts dérogatoires furent accordés en fonction de considérations électoralistes.

Le système allemand, fort coûteux, mais qui est surtout chargé de compenser la gratuité des autoroutes dans ce pays, fut copié. Et, transposé en France, il a entraîné une assiette de la taxe trop faible…

Et, pour finir, nous avons obtenu un coût de collecte ahurissant !…

Il est loin, le temps où l’on guillotinait les fermiers généraux…

Comment en arrive-t-on à fabriquer de telles usines à gaz ? Cela vient, bien sûr, de la multiplication des contraintes imposées à l’action gouvernementale (les PPP résultent de la volonté de dissimuler l’endettement public, limité par les traités européens). Mais cela vient aussi de la volonté de dissimuler, derrière cette complexité, les gagnants et perdants de l’opération.

Le principe du PPP est simple : un donneur d’ordre public passe une commande de travaux à une entreprise privée qui, avec la garantie d’État auprès de son banquier, proposera le projet en leasing (location-vente) au lieu de le vendre. Avec une garantie absolue d’être payée : du gagnant-gagnant-gagnant !

Gagnant l’entreprise, qui peut s’offrir une rente souvent confortable, garantie par l’État, même si le projet n’est pas viable. Gagnant le banquier qui, avec la garantie de l’État, prend un risque zéro dans cette affaire. Gagnant le donneur d’ordre qui peut continuer d’investir comme bon lui semble, même s’il n’en a pas les moyens financiers.

Moralité : si je comprends bien, il s’agit de permettre à l’État ou à la collectivité territoriale de continuer à s’endetter, sans que cela apparaisse dans ses comptes comme dette.

À ce jour, les PPP sont utilisés à outrance. Combien de milliards d’euros ont-ils été engagés ? Pour la banque de France, le leasing, c’est de l’emprunt. Vu notre dette publique, c’est alors une bombe à retardement en plus pour la France.

Décidément, en France, les profits sont privés, les déficits publics…

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 13:46

Gabriel Lévy

Il n’est pas certain que M. Valls ait été bien inspiré en fêtant ses 100 jours de premier ministre dans cette ville de Vauvert.

En effet, avant d’exprimer une distance lointaine, celle qui, en la circonstance, sépare les bonnes intentions des réalisations, l’expression signifiait au XV° siècle « faire le diable de Vauvert », soit « s’agiter comme un beau diable ». C’est bien ce que fait notre premier ministre socialiste. Toutefois s’agissant de réformer le pays, aucun contribuable ne songerait à lui reprocher des phrases telles que celles-ci : « je ne suis pas homme à renoncer, mais je crois que toute action doit partir d’un constat lucide. La France est entravée, coincée, tétanisée. Le manque de logement car trop de normes ralentissent la construction. Sans ces réformes, c’est l’enlisement qui nous guette… ». Diable !

Beau discours d’un candidat qui recueillerait aisément nos suffrages. Cependant, nous devons lui rappeler le constat du socialiste Jean Jaurès, que toute la classe politique honore aujourd’hui, sans doute parce qu’à l’unisson elle s’en confesse : « Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots » ou « N'ayant pas la force d'agir, ils dissertent ».

Impuissance ou schizophrénie du pouvoir de gauche.

Arrogance à droite : celle d’un candidat « que les épreuves de vie n’ont pas débarrassé de cette épouvantable arrogance, de cet épouvantable mépris » (M.Guaino). Si nous n’avions pas compris, le Figaro précise que M. Guaino « fait référence au passé judiciaire d’Alain Juppé ».

Il est réconfortant de constater que ces deux personnalités s’accordent au moins sur un point. Pour M. Valls : « il faut être exemplaire, car c'est l'exemplarité qui crée la confiance entre les citoyens et celles et ceux qui ont la charge de les représenter. Pour M. Guaino « l’exemplarité seule permet de donner des leçons de morale ». Applaudissons : la France peut être sauvée !

Ne nous réjouissons pas trop vite. M. Joseph Caillaux, éminente figure politique de la troisième république, ne serait-ce que pour avoir créé l’impôt sur le revenu, mais « condamné pour intelligence avec l’ennemi pendant la première guerre mondiale » n’a vu sa brillante carrière politique que suspendue. Quel bonheur d’être le « meilleur » parmi ses pairs !

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