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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 16:34
Goldman Sachs : Le pot de terre contre le pot de fer

Geneviève Frixon

Il fallait oser le faire, il l’a fait !! Le Député Jacques Myard « des Républicains » demande au Secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, « de saisir la Commission européenne afin de diligenter une enquête à l’encontre de la banque américaine Goldman Sachs qui aurait joué un rôle néfaste dans la sincérité des comptes publics grecs »

De quoi s’agit-il ? D’après le Figaro, la banque GS aurait proposé à la Grèce des outils financiers lui permettant de renflouer ses comptes, autrement dit d’emprunter tout en dissimulant l’ampleur de sa dette pendant de nombreuses années.

Afin de comprendre, nous devons remonter le temps jusqu’en 2001. Alors que la Grèce venait tout juste d'entrer dans la zone euro et les critères du traité de Maastricht l'empêchant de dépasser un niveau d'endettement supérieur à 60% de son PIB, Goldman Sachs proposa au gouvernement Grec un montage de swaps sur devises.

Au lieu d'un emprunt classique, ce produit financier consiste en un échange entre deux parties, d'une dette libellée dans une devise, l'euro par exemple, contre une dette libellée dans une autre devise, comme le dollar.

Cet échange n'apparaît pas comme une dette sur les comptes mais comme une opération de trésorerie. Le dispositif aurait pourtant, dans les faits, permis à la Grèce d'emprunter jusqu'à 1 milliard de dollars, selon l'article, sans que les investisseurs ou Bruxelles ne soient au courant.

Cet outil, tout à fait légal, permettra à la Grèce d'emprunter sans faire apparaître les montants dans les statistiques officielles. Au passage, Goldman Sachs empochera 300 millions de dollars de commission.

C’est devenu l’un des points clés dans le débat français autour de la Grèce : combien Athènes doit-elle à Paris, et combien la crise pourrait-elle coûter au contribuable ?

Un défaut de la Grèce provoquerait donc une augmentation progressive de la dette publique de la France. La conséquence concrète pour les Français serait une augmentation des charges d'intérêts de l'Etat. Pour compenser, il faudrait augmenter les recettes fiscales ou diminuer les dépenses publiques.

La dette grecque atteint 312 milliards d’euros, soit 175% de son PIB. En cas de défaut de la Grèce, la France ne serait pas épargnée. Le chiffre généralement évoqué pour l’exposition de la France est de 40 milliards d’euros, mais selon le rapport du sénateur (Les Républicains) Albéric de Montgolfier, rapporteur général de la commission des finances du Sénat, le risque financier pour la France est en réalité plus important. Il est potentiellement d’environ 65 milliards d’euros.

Comment arriver à ce total ?

  • Le prêt bilatéral accordé à la Grèce par la France en 2010-2011 est d’un montant de 11,4 milliards d’euros.
  • Viennent ensuite les garanties apportées par la France au Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui a accordé des prêts à la Grèce. « Les prêts du FESF viennent accroitre le niveau de la dette publique de la France d’un montant de 31 milliards d’euros en 2014 et de 29 milliards d’euros en 2015 » souligne Albéric de Montgolfier dans un communiqué. Cet ensemble donne les 40 milliards généralement évoqués.
  • S’ajoute à cela les risques supportés par l’Euroystème, qui rassemble la BCE et les banques centrales nationales des pays de la zone euro. « La France porte une partie » de ces risques. L’exposition de la France à ce titre est « de près de 24 milliards d’euros », ajoute le communiqué.

Le gouvernement rechignant à baisser les dépenses publiques, il est plus que probable que les contribuables seront mis à contribution soit par une hausse de la TVA, soit par une hausse des impôts sur le revenu.

Nous saluons la question écrite de Mr Jacques Myard que voici :

Goldman Sachs : Le pot de terre contre le pot de fer

Sources : Publicsenat.fr – Atlantico.fr – le Figaro.fr

 

Pour info des Goldman Sachs boys bien connus :

Mario Draghi

Il fut vice-président de Goldman Sachs pour l'Europe entre 2002 et 2005 chargé des « entreprises et pays souverains ». D'après Marc Roche, journaliste au journal Le Monde, "l'une de ses missions est [alors] de vendre le produit financier "swap" permettant de dissimuler une partie de la dette souveraine, qui a permis de maquiller les comptes grecs"*. Puis Gouverneur de la Banque d'Italie entre 2006 et 2011. Il est Président de la Banque centrale européenne depuis 2011.

Mario Monti

Il fut commissaire européen de l'Italie (1995-2004), commissaire européen au Marché intérieur, des Services, des Douanes et de la Fiscalité (1995-1999), Commissaire européen à la Concurrence (1999-2004). Conseiller international de Goldman Sachs à partir de 2005. Chef du gouvernement italien de novembre 2011 à Décembre 2012 et il reçoit le grand prix de l'économie en 2012.

*Marc Roche, « Goldman Sachs, le trait d'union entre Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papadémos », Le Monde,‎ 14 novembre 2011

Lucas Papadémos vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) jusqu'en 2010,

 

 

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Published by Association des contribuables d'Aubagne - dans politique
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