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  • : Les contribuables d' Aubagne
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  • : Notre intérêt et nos actions portent essentiellement sur la pertinence et la légalité des dépenses engagées par les collectivités locales.
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L’association est une association de contribuables et non de citoyens. Elle a pour unique objet celui de défendre les intérêts des contribuables, Pour contrôler le bon usage de leurs impôts, l’association est souvent en conflit avec les pouvoirs en place. Elle ne tient aucun compte du parti, ou des partis, dont ces pouvoirs sont issus. Il en résulte qu’elle n’assure en aucune manière la promotion d’un parti au détriment d’un autre, Amenée à recourir à la justice administrative pour faire annuler les délibérations et les décisions des exécutifs, ayant un caractère politique et partisan, elle ne doit pas encourir les mêmes critiques, Ses dirigeants doivent préserver l’indépendance et la neutralité politique de l’association, principalement lors des consultations électorales. Des consignes sont établies à cet effet.
2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 09:33

Gabriel Lévynos députés Fr

 

Hasard ? Ce même jour, l’un de nos adhérents nous communique l’adresse d’un site de « surveillance » de nos députés (http://www.nosdeputes.fr/circonscription) et le Figaro publie une chronique de Sophie Huet, intitulée : « Plus dure la vie, loin de l’assemblée nationale », dans laquelle elle nous fait part de l’amertume et des difficultés, parfois financières, des 91 députés UMP battus. Selon elle : « l'UMP a payé au prix fort la défaite de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle ».


 Ceci n’est pas étonnant, car le régime politique de la France prétend soutenir l’existence de trois acteurs politiques : un président, des députés, et la société civile. Dans la réalité, l’un est de trop, tant l’exécutif et le législatif, à la différence des Etats-Unis, se confondent.


« Quatre vingt onze députés paient au prix fort », car leur groupe n’a jamais, ou rarement, pesé sur les décisions de l’hyper-président. L’ont-ils souvent menacé de ne pas voter des lois qu’ils désapprouvaient, à l’extrême de mettre son gouvernement en minorité s’il persistait ? Menacer seulement ! Que d’erreurs auraient été évitées ! Pourtant, le président leur avait octroyé quelque nouveau pouvoir, grâce à une réforme constitutionnelle : le partage de l’ordre du jour de l’assemblée nationale entre élus et gouvernement, c’est-à-dire l’examen, à égalité, des propositions de lois dont ils étaient les auteurs et les projets de lois dont l’émanation est gouvernementale, mais leur groupe n’en a pas réellement usé.


Etaient-ils incapables de propositions sérieuses au point de tout abandonner au gouvernement du président ?


Ainsi, toujours (ou trop souvent) obéissants au « chef », leur mutisme les a conduits à partager cet échec attendu. « Surveiller » les députés, grâce à ce site (cf supra), n’aurait servi à rien, puisque, malgré la catastrophe annoncée, ils ne répercutaient pas fermement les doléances du peuple, de leurs électeurs, de la société civile… appelez cela comme vous voudrez. S’ils l’ont fait, c’étaient si mollement – un gémissement, parfois un soupir de consternation - qu’ils ne pouvaient être entendus.


Quand le gémissement fut enfin audible, ce fut bien tard, et ils furent battus. « Tous furent atteints » même deux rares députés courageux, MM. Perruchot et M. Mallié, respectivement rapporteur et président de la commission d’enquête parlementaire relative au financement des syndicats par les contribuables, dont le rapport final, en l’absence d’un vote positif de la précédente majorité (en 2011, à la veille de leur défaite !), est voué définitivement aux oubliettes comme nous le rappelait avec jubilation l’ex-président de l’assemblée, M. Accoyer.


Le président victime du désamour dont il avait seul la responsabilité, a entrainé ses députés dans la défaite parce que, pour la plupart, ils n’avaient pas eu le courage de s’exprimer. Si l’on se demande encore la raison, c’est parce que, carrière oblige, ils dépendent d’une hiérarchie qui les investit et qu’ils n’osent pas, à de rares exceptions, affronter.


Qu’ils se persuadent cependant que, pour sourde qu’elle paraît être, la voix de la société civile est primordiale. Ils doivent s’en faire l’écho, se rappelant que les associations de contribuables comptent plusieurs centaines de milliers d’adhérents, probablement autant d’électeurs qui leur ont manqué.


Enfin, sachant que la liberté d’un député ne vaut que celle que le parti lui accorde, ce sont donc sur les partis que les contribuables doivent exercer leur pression. Même aujourd’hui, il y existe surement à la base des partis au pouvoir, des gens pour comprendre qu’ils paient un prix élevé pour des pouvoirs régaliens peu efficaces (sécurité et justice), des impôts qui nous concernent tous, les pauvres compris et pas seulement les riches, qu’aujourd’hui l’écologie couteuse doit être oubliée au profit du redressement du pays….

 

 

 

 

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Published by Association des contribuables d'Aubagne - dans politique
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