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  • : Les contribuables d' Aubagne
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  • : Notre intérêt et nos actions portent essentiellement sur la pertinence et la légalité des dépenses engagées par les collectivités locales.
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L’association est une association de contribuables et non de citoyens. Elle a pour unique objet celui de défendre les intérêts des contribuables, Pour contrôler le bon usage de leurs impôts, l’association est souvent en conflit avec les pouvoirs en place. Elle ne tient aucun compte du parti, ou des partis, dont ces pouvoirs sont issus. Il en résulte qu’elle n’assure en aucune manière la promotion d’un parti au détriment d’un autre, Amenée à recourir à la justice administrative pour faire annuler les délibérations et les décisions des exécutifs, ayant un caractère politique et partisan, elle ne doit pas encourir les mêmes critiques, Ses dirigeants doivent préserver l’indépendance et la neutralité politique de l’association, principalement lors des consultations électorales. Des consignes sont établies à cet effet.
14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 14:09

Gabriel Lévy

14 novembre 2011

 

Tel était l’avis d’un personnage d’Albert Camus, dans « l’état de siège ». « Le mensonge n’est pas toujours une sottise, c’est une politique » et les hommes de gouvernement peuvent promettre : « je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas », peu d’entre nous les croient encore.

 

Ainsi, dans son éditorial du Figaro Magazine du 12 novembre 2011, M. Alexis Brézet observe-t-il, comme nous l’avions fait il n’y a guère, que « les principales mesures du plan Fillon : le relèvement du taux réduit de la TVA, la désindexation des barèmes de l’impôt sur le revenu et l’ISF, la majoration de l’impôt sur les sociétés, sont bel et bien des hausses fiscales. Tout comme la chasse aux « niches fiscales » (fin du dispositif Scellier, hausse du prélèvement libératoire sur les dividendes et les intérêts) que seul un tour de passe-passe sémantique permet de classer dans la catégorie « économies » ».

 

Les contribuables peuvent admettre que, dans la tourmente financière de notre pays, ils paient leur écot, qu’ils soient même solidaires des erreurs faites par leurs gouvernements successifs, mais ils veulent désormais le langage de la vérité - « du sang, de la sueur et des larmes » -, et plus jamais la rhétorique utilisée par ceux qui nous dirigent, qui nous dirigent parce que, rappelons-le, nous les avons élus.

 

Or, il est désespérant de constater que l’argumentaire fourni par les élus ne fait que développer – sur commande, évidemment  – ce pareil tour de passe-passe.

 

Ecrire que « ce nouveau plan repose essentiellement sur une réduction des dépenses et sur des réformes structurelles » est une contre-vérité, puisque sont confondues, à propos des niches fiscales, « économie de dépense et augmentation d’impôt », que la TVA serait augmentée (encore une hausse d’impôt) au prétexte de se placer « dans la perspective d’un rapprochement franco-allemand » (quand est-il envisagé la même démarche pour l’ISF ?), que « les prestations sociales (prestations familiales et aides au logement) seront revalorisées de 1% de manière forfaitaire, c'est-à-dire le niveau de la croissance prévue» (pas celui de l’inflation).

 

« L’effort de l’exemplarité » ? Il ne concerne que « le gel total de la rémunération des membres du gouvernement et du Président de la République ». Quant aux parlementaires, ainsi qu’aux barons des exécutifs locaux, il ne s’agit que de « l’appel à la mise en œuvre d’un gel équivalent pour l’ensemble des responsables politiques et des dirigeants du CAC 40 ». Un gel, pas une diminution comme pour le pouvoir d’achat des contribuables.

 

Alors pour nos chers derniers, « nous aimerions avoir un message un peu positif à vous transmettre. Nous n’en avons pas …est-ce que deux messages négatifs, ça vous irait ?» (Woody Allen). Les voilà, nous ne contrôlons pas notre propre dépense publique, et au travers du budget de l’Europe - auquel nous participons pour 16,4 % - notre excellence, M. Barnier, annonce (le Figaro de ce jour, en petits caractères !) un don à la Tunisie de 3,5 milliards d’euros (soit 574 millions € pour notre pomme !).

 

 

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Published by Association des contribuables d'Aubagne - dans fiscalité
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