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  • : Les contribuables d' Aubagne
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  • : Notre intérêt et nos actions portent essentiellement sur la pertinence et la légalité des dépenses engagées par les collectivités locales.
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L’association est une association de contribuables et non de citoyens. Elle a pour unique objet celui de défendre les intérêts des contribuables, Pour contrôler le bon usage de leurs impôts, l’association est souvent en conflit avec les pouvoirs en place. Elle ne tient aucun compte du parti, ou des partis, dont ces pouvoirs sont issus. Il en résulte qu’elle n’assure en aucune manière la promotion d’un parti au détriment d’un autre, Amenée à recourir à la justice administrative pour faire annuler les délibérations et les décisions des exécutifs, ayant un caractère politique et partisan, elle ne doit pas encourir les mêmes critiques, Ses dirigeants doivent préserver l’indépendance et la neutralité politique de l’association, principalement lors des consultations électorales. Des consignes sont établies à cet effet.
10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 11:39

Gabriel Lévy

Le « tigre », Clémenceau, concluait en ces termes un discours resté fameux: « Politique intérieure, je fais la guerre, politique étrangère, je fais la guerre. Je fais toujours la guerre ».

M. Hollande, lui aussi, prétend se consacrer à la guerre au chômage et au redressement comptes publics. Alors que diable ! Qu’il cesse « d’emm… les Français » (Pompidou) avec des réformes de société qui ne font que les diviser.

Que M. Hollande ne fait-il de même pour les deux objectifs qui préoccupent ses concitoyens, et comme Clémenceau « affirmer rien d'autre ne m'est permis que le désir ardent d'aider, dans la mesure de mes forces, mon pays à sortir de la situation où il se trouve ». N’est-ce pas ce que les 81 % de Français qui n’approuvent pas sa politique (dernier sondage) le supplient de faire ?

Non, M. Hollande et ses amis veulent d’abord changer la société française, et, en bons marxistes, commencer par l’école. Hypocritement, ils jugent après coup que la « théorie du genre » est une expression impropre. Mais nous avions tous compris que c’était une pierre de plus pour la construction d’une société sans classe (sauf pour leur « nomenclatura »), où le mérite n’est même pas une variable d’ajustement, une société culturellement nivelée, une nation sans passé, avide du métissage.

Il y a peu ces illuminés qui nous gouvernent, avaient accepté de ranger le rapport sur l’intégration qui avait déclenché l’ire d’une partie des Français. Tricherie encore, car ils sont incorrigibles, ils le ressortent aujourd’hui sous la forme d’une « feuille de route pour la refondation de la politique d’intégration » qui sera examinée mardi prochain par le gouvernement. « Elle vise notamment à déconstruire les stéréotypes à caractère raciste et à transmettre une culture de l'égalité et de respect de la pluralité dès le plus jeune âge sur le modèle des ABCD de l'égalité relatifs aux stéréotypes de genre (sic!)». Encore le lavage de cerveau des enfants, à la place de l'enseignement de la langue française (notre langue) et du calcul.

M. Hollande, devenu semble-t-il plus clairvoyant que sa majorité absurde, caquetant et sectaire, devrait aussi comprendre qu’en l’élisant Président de la République Française, il est devenu comme Clémenceau, «le fils d'une vieille histoire qui sera continuée. Mon peuple a écrit, mon peuple a pensé, ce qu'il a fait.».

Ainsi, à défaut de consacrer chaque jour son énergie à notre redressement économique, il puiserait dans ce discours fait à la Chambre (8 mars 1918) la volonté de « continuer l’histoire de son peuple ». Mais pour notre grand malheur ce sont des notions étrangères aux idéologues, aux ayatollahs, aux enragés qui l’inspirent. Espérons que le temps leur manquera pour anéantir notre civilisation.

Toutefois, sommes-nous assurés que les candidats à leur succession auront assez de courage pour revenir en arrière sur tout ? Leur silence lors des récentes manifestations de la société civile est de mauvais augure. Chacun de ces « candidats » craint le faux-pas qui handicaperait une carrière Le danger est pourtant suffisamment grand pour négliger cette dernière.

Clémenceau a vu la sienne écourtée, mais lui au moins est resté dans l’histoire de France.

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 13:30

Gabriel Lévy

Ce titre n’est pas original. Il a été utilisé de nombreuses fois en référence au conte de Hans Andersen.

Le président revêt depuis quelques jours de nouveaux habits, mais nous n’avons pas attendu la réflexion d’un enfant pour savoir que « le roi est nu », et que sa « boite à outils » est vide.

Mais c’est toujours le roi. Et, - feuille de vigne pour cacher cette nudité - il va nous imposer, ou tenter de le faire, des modifications fondamentales de notre société portant sur notre identité nationale, notre passé, notre histoire avec sa grandeur et ses vicissitudes, notre culture, notre langage jusqu’au ridicule (on ne gèrera plus « en père de famille »), l’organisation de la famille, et cette ineptie de l’égalité forcée Homme-Femme, ou Femme-Homme, qui conduit à oublier le mérite au profit du sexe. Madame Françoise Giroud avait raison en prédisant que « la femme sera l'égale de l'homme le jour où à un poste important, on désignera une femme incompétente ». Bingo !

Voici désormais la République des contingents. Qu’importe le talent, puisqu’il faut élire la moitié de femmes à l’Académie Française. Electeurs, nous avons perdu notre libre arbitre puisque nous ne pouvons pas nous déterminer en fonction des aptitudes, mais nous devons subir la loi du sexe. La promotion de l’inégalité, par ceux qui proposent justement son effacement !

Ainsi ses ministres s’ingénient-ils à imposer une « théorie du genre », censée lutter contre quelques stéréotypes de notre organisation ancestrale. Nous avions rappelé, dans un article intitulé « la théorie du genre versus la « société bourgeoise », que le but était tout autre, qu’elle mimait les tentatives, dans les années 50, des partis communistes soviétique et français pour faire admettre la mystification selon laquelle « l’hérédité dépend à 90 % de l’environnement et qu’elle est donc modifiable » (Mitchourine et Lyssenko).

« Modifier » la société, c’est bien le souhait de celui que les Français ont élu. En aura-t-il le temps ? Son successeur pourra-t-il se vanter, au terme de son mandat, comme l’empereur Auguste « d’avoir hérité d’une ville en ruine et de laisser un palais en marbre » ?

Probablement pas car, tout conjure à nous intoxiquer : la pression d’un peuple blotti dans un confort provisoire, une fraction importante de ce dernier nourrie au breuvage marxiste et entretenue depuis 50 ans par des clercs à l’esprit fumeux, une immigration qui modifie de façon considérable la composition de la nation grâce au droit de vote acquis par le droit du sol, et des faux prophètes, dits de droite, qui s’engagent à réformer le pays mais qui se gardent bien d’en prendre le risque.

La crise économique en France est surtout secondaire à la fragilité de notre société et à la perte de nos repères. Il faut donc refuser ce que l’on cherche à nous imposer (une société sans classe, sans sexe, sans passé ou au passé déformé, une « ville ouverte ») et espérer trouver rapidement des dirigeants lucides et oublieux de leur carrière.

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 14:30
Adhésion de la Turquie : La sublime porte sera-t-elle l’instrument de notre autodestruction

Geneviève Frixon

La visite de François Hollande en Turquie le lundi 27 janvier remet à l’ordre du jour l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, adhésion bloquée en 2010 par Nicolas Sarkozy.

Même si le Président promet un référendum, les français sont méfiants. Le 29 mai 2005 restera dans les mémoires, inscrit au fer rouge de la trahison. Le « Non » au projet de ratification du traité établissant une constitution pour l’Europe, l’emporte avec 54,68 %, mais par la main habile de Nicolas Sarkozy, le traité de Lisbonne voit le jour en 2007, reprenant les principaux éléments de cette constitution. Valéry Giscard d’Estaing déclarera d’ailleurs : « ils sont partis du texte du traité constitutionnel, ont fait éclater les éléments, un par un. Si l'on en vient maintenant au contenu, le résultat est que les propositions institutionnelles du traité constitutionnel - les seules qui comptaient pour les conventionnels - se retrouvent intégralement dans le traité de Lisbonne, mais dans un ordre différent, et insérés dans les traités antérieurs »

Un référendum est synonyme de poudre aux yeux ! La France verse, chaque année pour sa préadhésion près de 130 millions d’euros soit près de 900 millions sur sept ans (2007-2013).* En 2009, les contribuables européens lui ont versé la somme de 6 milliards d’euros.

L’inquiétude ne s’arrête pas là, selon des études réalisées par la commission européenne, pourtant favorable à l’adhésion de ce grand pays, la Turquie aura droit à une subvention de plus de 30 milliards par an. Ça n’est pas tout ! Avec 80 millions d’habitants (autant que l’Allemagne) ce pays comptera le plus grand nombre de députés au Parlement européen.

Un récent sondage de l'Ifop publié par Valeurs actuelles, montre que 83 % des français sont opposés à l'adhésion turque, score le plus élevé de tous les pays européens. «Des engagements ont été pris qui doivent conduire à une négociation d'adhésion. Ce processus se poursuit et permet d'assurer que les réformes demandées par l'Europe sont bien mises en œuvre. Mais ce processus ne préjuge pas de son aboutissement», explique-t-on à l'Élysée.

Mais comment peut-on courtiser la Turquie en lui offrant des millions d’euros et nous faire croire que son adhésion est incertaine ?

Dans son ouvrage La démocratie à l’épreuve de l’intégration européenne, Christophe Beaudouin écrit : « les États d’Europe se collèrent les uns aux autres sous l’égide de l’administration bruxelloise, comme des poules malades dans un coin du poulailler » formons des vœux pour que la Turquie n’endosse pas le rôle du renard, liquidant l’Europe comme civilisation et comme projet.

Sources : *site de Mr Richard Mallié

« Sachant que tous les sondages réalisés en France vont dans le même sens (oui à un partenariat privilégié avec la Turquie, non à une adhésion turque), il est paradoxale de continuer à verser des fonds qui servent à atteindre un objectif souhaité ni par les Français, ni par les Turcs. Compte tenu de la situation financière dans laquelle se trouve notre pays, il est important de mettre fin à ce « paradoxe politico-budgétaire » !

http://www.observatoiredeleurope.com

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 15:42

Gabriel Lévy

Trois pavés ont été jetés dans la mare médiatique : les phobies de M. Dieudonné, les difficultés de la vie privée du président, l’annonce du virage économique du pouvoir. Les ondes provoquées ne sont pas près de mourir.

Certains d’entre nous ont découvert la violence des propos d’un histrion, et sa haine persistante. Nous n’entrerons pas dans le débat au sujet de la liberté d’expression. Ce qui surprend dans les images de la télévision c’est que 5.000 Français puissent se repaître chaque soir des caricatures des juifs qu’ils fréquenteront le lendemain. Tant d’égarés de l’extrême droite ? Un poison des esprits pour la majorité des autres ? Car la majorité du public qui se présentait aux barrières n’était pas celle à laquelle on pouvait s’attendre, c’est-à-dire celle « naturellement » antisioniste, prouvant ainsi que la frontière entre antisioniste et anti juif est bien mince. Il n’est pas surprenant que l’immigration et la promotion de la société multiculturelle aient eu pour effet d’imprégner nos concitoyens de nouvelles convictions et d’instiller avec un certain succès cette détestation importée.

La responsabilité de tous les gouvernements est immense. Ils n’ont eu de cesse, craignant le poids électoral de ces nouveaux Français, de calquer leur politique étrangère à l’égard de l’état d’Israël sur cette détestation, et, de ce fait, de participer à la propagation du virus. Mal leur en a pris, car pas de jour sans conversion, pas de jour sans départ aux combats en Afghanistan et en Syrie, au point que les autorités s’inquiètent du comportement de ces « brigades internationales » au retour de leur « campagne ». Gribouille !

L’effacement de la ci-devant première dame de la république aura une conséquence heureuse, celle de l’abandon d’un statut légal pour le ou la partenaire du président. Les électeurs élisent un homme ou une femme, mais pas un couple. Ainsi, à la différence de Madame Kennedy qui « plaisait sans déplaire, ce qui est rare » (Louise de Vilmorin), cette dernière déplaisait sans plaire et l’issue était prévisible. Espérons la cause entendue définitivement.

Le pavé de M. Hollande n’a pas provoqué des ondes que dans la mare socialiste. L’UMP en a été toute chamboulée. Croire ou ne pas croire n’est pas la question. Les questions sont : qui, comment et dans quels délais des réformes majeures pourront être appliquées ? Ainsi, ce n’est pas de la volonté du président dont il faut douter, mais de celle des Français et de leur capacité à s’y plier. Aucun commentateur n’imagine la chose possible sans convulsion grave. Mais ils ne sont pas d’accord au sujet de la date de notre effondrement. 2040 pour M. Nicolas Baverez, 2020 pour M. Alain Lambert, ancien ministre du budget (Le Point du 23 janvier 2014).

Peut-on encore dire : « cela durera autant que moi et…. » ?

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 11:25
Carbonegate

Des milliards d’euros de fraude à la TVA sur les quotas carbone !

Geneviève Frixon

 

En 2013, le marché Bluenext a enfin fermé mettant fin à une escroquerie d’envergure européenne qui a fait l’objet d’une enquête parlementaire ainsi que de deux publications « les voleurs de la République », par Nicolas Dupont-Aignan et « Carbone connexion » d’Aline Robert.

Ce marché du CO² ou « droits à polluer » a fait l’objet, selon Aline Robert, du plus gros casse du siècle ! Un braquage selon ses propres termes, qui a coûté entre 10 et 20 milliards aux Etats européens dont 2 milliards pour la France.

 

Nos médias n’ayant pas fait de vagues sur ce gros scandale, nous nous permettons de retracer les grandes lignes de la Bourse du carbone cofondée par Nyse Euronext et la Caisse des Dépôts en 2007.

 

La fraude dite « carrousel » est un système sophistiqué apparu dans les années 1970 mais qui s’est développé dans l’ensemble de l’Union européenne à partir de 1993 après la suppression des frontières fiscales. Un escroc crée une société fictive, achète des biens hors taxe dans un pays, puis il revend taxes comprises dans un autre pays. Au lieu de rembourser la TVA au pays où le bien est vendu, il la garde pour lui et fait disparaitre sa société.

Bruxelles, qui a lancé l’activité d’échange des quotas de carbone en 2005, a oublié de doter l’ensemble, d’un système de régulation. Le marché des « droits à polluer » étant ouvert à tous et le bien « dématérialisé », il s’agit là d’ une double aubaine pour les fraudeurs qui font tourner les manèges à vive allure nullement gênés par le cloisonnement des institutions françaises.

 

La Bourse du carbone repère toutefois des bizarreries en 2008 et alerte la cellule du ministère des Finances (Tracfin) qui saisit la justice en avril 2009. La Caisse des dépôts envoie également des alertes, mais ne va pas plus loin…. Pourtant, toute personne qui possède un compte CO² passe par la Caisse des Dépôts qui voit l’argent partir aux Seychelles, Panama, Hong Kong, pays n’ayant rien à voir avec le marché européen du carbone.

Comment interpréter le comportement irresponsable des institutions dans cette affaire ? La Caisse des dépôts écrivait, trois mois plus tôt, à Eric Woerth alors Ministre du Budget pour lui signaler « un risque de fraude très élevé sur le marché ». Il lui a fallu cinq mois de réflexion (et quelques centaines de millions supplémentaires détournés) avant qu’il ne se décide à supprimer la TVA sur les échanges de carbone mettant fin au trafic.

 

La Belgique, l’Espagne et le Royaume-Uni se sont donnés les moyens de lutter contre cette escroquerie que dire de la France ? D’après le Canard Enchainé, des scellés ont disparu, un gros bonnet arrêté à Dubaï a été relâché précipitamment et plusieurs policiers ont fait preuve d’étranges indulgences.

 

Enfin une usine à gaz qui s’écroule sans effet « climatique », c’est une bonne chose même si le scandale en France reste entier.

 

Sources : le canard enchaîné – Carbone connexion – les voleurs de la République

 

 

 

 

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 14:04

Gabriel Lévy

Le maire d’Aubagne a annoncé : « nous irons devant le Conseil d’Etat pour nos convictions ».

Deux arbitrages de la part du tribunal administratif et de la cour d’appel administrative de Marseille n’ont pas suffi à lui démontrer l’inanité de sa position. Selon ces deux instances :

« Considérant qu’il ressort des pièces du dossier que la conférence qui s’est tenue au siège des Nations Unies à New-York du 3 au 28 mai 2010, dont l’objet était la révision du traité de non-prolifération des armes nucléaires, concernait les relations internationales entre Etats souverains ; qu’ainsi, la participation du maire d’Aubagne et de son collaborateur à cette conférence à caractère international ne peut être regardée comme relevant d’un intérêt communal, alors même que la commune est membre de l’Association Française des Communes, Départements et Régions pour la Paix dont le président est le maire d’Aubagne et que cette participation a recueilli le soutien d’une partie des habitants de la commune ; qu’en tout état de cause, la commune ne saurait valablement faire valoir ses préoccupations face à la menace nucléaire, ni le caractère fédérateur de son action au soutien de la paix, ni l’impact de cette participation pour son rayonnement, ni, enfin, le faible montant des frais engagés. ».

Il est probable que le maire sait que ce jugement, qui condamne l’application de ses « convictions », convictions qui ne concernent « qu’une partie des habitants » n’est pas suspensif, que son recours au Conseil d’Etat est vain et qu’il sera, en revanche, couteux, très couteux, pour les contribuables, comme l’ont été les précédentes procédures engagées par son fait.

Dans notre dernier article, nous avions mis en perspective ce comportement sélectif où l’on reste confondu par la posture de la ville d’Aubagne, « ville de paix », qui croit indispensable d’être représentée à New York et qui ne dit mot sur l’ambition nucléaire de l’Iran.

Au demeurant, si elle l’avait fait, nous n’aurions pas manqué de recourir aussi à la justice administrative, estimant que la commune outrepassait ses compétences.

Nous estimons, définitivement, que, quelle que soit la majorité en place après les prochaines élections municipales, la politique étrangère doit être bannie des préoccupations de l’exécutif municipal. C’est un engagement que nous aimerions voir pris par les candidats.

En effet, nous ne voulons pas que les villes acquièrent une compétence dans ce domaine. Contrairement au souhait du maire actuel, nous voulons « qu’on réduise l’action des communes à leurs compétences inscrites dans la constitution » (La Provence du 12 décembre 2013). Incidemment, nous remercions ce dernier de reconnaitre que, dans le cas d’espèce, cette action était contraire à la constitution.

Accorder de telles compétences serait une injure faite aux administrés et aux contribuables qui élisent une équipe pour gérer une commune, et non pour s’opposer, éventuellement, à la politique internationale menée par l’exécutif gouvernemental qui a été élu pour cela.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 09:32

C’est confirmé : la politique étrangère ne fait pas partie des compétences de la ville d’Aubagne

Gabriel Lévy

 

Tel est l’arrêt du 06 décembre 2013 rendu par la Cour d’Appel Administrative.

Le tribunal administratif de Marseille avait prononcé la même décision, mais la ville d’Aubagne avait interjeté appel de ce jugement. Nous ignorons si elle fera encore un recours auprès du Conseil d’Etat. Quoi qu’il en soit, nous ne manquerons de demander combien la conduite inappropriée des dirigeants de la ville aura couté en frais de justice.

 

De quoi s’agit-il ? Le maire d’Aubagne, seul ou accompagné de collaborateurs, fait financer tous les 4 ans par sa ville des déplacements à New-York pour « participer » (sic) aux conférences internationales relatives à la « révision du traité de non-prolifération des armes nucléaires », sous l’égide de l’ONU. Nous ignorons la raison pour laquelle il ne s’est pas rendu tantôt à Genève pour les séances de travaux pratiques visant à empêcher l’IRAN de se doter de ces armes.

Devons-nous en conclure que présent à New-York, le maire adoptait une posture (couteuse pour ses contribuables), absent à Genève, il se désintéresse d’un péril réel et immédiat ?

 

Le pacifisme « d’Aubagne, ville de paix » reste fondé sur l’idéologie communiste ancienne, celle de « l’appel de Stockholm ». Façonnées par ce manifeste de l’ère stalinienne (1950), œuvre de propagande pendant la guerre froide, un certain nombre de collectivités locales (1) se sont réunies dans l’association française des communes, des départements, des régions pour la paix (AFCDRP) qui est présidée par le maire d’Aubagne.

Vous trouverez, comme nous, cette appellation un peu ridicule puisqu’il n’existe pas, a contrario, de « villes de guerre », et qu’aucun de ses administrés n’est insensé au point de la préférer la guerre à la paix.

 

Nous mesurons par ailleurs, à l’aide des deux exemples précédents, New York et Genève, combien ce pacifisme est mal défini, voire manifestement partisan. Dans les faits, ces manifestations « pacifiques» permettent à des dirigeants de collectivités de faire vivre et prospérer leur idéologie grâce à l’argent des contribuables.

 

C’est la raison pour laquelle nous n’avons jamais hésité à demander à la justice administrative d’arbitrer les décisions qui paraissent partisanes. Tel était le cas de l’attribution par la commune de La Penne-sur-Huveaune d’une subvention à Gaza, sur la recommandation de l’association « Cités Unies de France », avatar de ces associations.

Parfois ce sont les préfets qui défèrent ces décisions. Si cela n’a jamais été le cas des préfets des Bouches du Rhône,  en revanche, celui du Loiret a fait sanctionner par la Cour Administrative d’Appel de Nantes, le voyage du maire de Chalette-sur-Loing pour « participer » à la dite conférence.

Il en résulte que  la jurisprudence est constante sur ce sujet. Toutefois, nous n’avons pas d’illusion : il suffira d’augmenter la cotisation des villes à cette association pour financer d’autres escapades à New York.

 

Dans le même ordre d’idée, les associations de contribuables devront vérifier que la loi relative à la coopération décentralisée ne devienne pas un camouflage des actions partisanes, l’association « Cités Unies de France » qui fédère les collectivités territoriales engagées dans la coopération internationale ne paraissant pas exempte de ce soupçon (2).

 

En définitive, la loi de décentralisation (loi Defferre) a permis aux collectivités territoriales de se parer, souvent abusivement, d’une « compétence générale » pour justifier des activités qui ne procèdent pas de l’intérêt public local, quand elles ne sont pas strictement politiques et partisanes.

Une consolation : la justice administrative, à condition d’être saisie, fait respecter la loi. Mais la jurisprudence n’est pas une matière figée.

 

  1. Le Conseil d’Administration de l’AFCDRP comprend des représentants des collectivités territoriales suivantes : Arradon, Aubagne, Bagnolet, Carrières-sous-Poissy,Chalette-sur-Loing, CG 93, Gonfreville, l’Orcher, Ivry-sur-Seine, La Bouilladisse, Maillé, Malakoff, Nanterre, Saint-Denis, Saint-Pierre-des-Corps, Septèmes-les-Vallons, Taverny, Villejuif, Vitry-sur-Seine

 

  1. Le Conseil régional Nord-Pas de Calais a attribué une subvention de 25 000 euros au Réseau de Coopération Décentralisé pour la Palestine (RCDP). Le RCDP (branche de Citées Unies de France) vise à promouvoir, accompagner et renforcer les partenariats de coopération décentralisée entre les collectivités locales français et palestiniennes » (in : les enquêtes du contribuable, n°2).

 

 

 

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 15:28
Halte à la spoliation fiscale des contribuables ! Signez la pétition

Les contribuables en ont assez du matraquage fiscal ! Dans toute la France un grondement se fait entendre et pourrait virer à la révolte fiscale si le gouvernement ne veut pas l'entendre. Vous aussi, faites-vous entendre, signez et faites signer cette pétition que Contribuables Associés apportera au président François Hollande au nom des contribuables français !

signez la pétition sur :

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 17:08

Chers adhérents, chers sympathisants.

Nous avons assisté ce matin à l’audience de la Cour Administrative d’Appel de Marseille qui avait à juger de l’appel fait par la commune d’Aubagne du jugement du tribunal administratif. Ce dernier avait, à notre demande, annulé la décision d’inscrire au budget de la commune les frais du déplacement du maire d’Aubagne et d’un collaborateur (M. Chatzopoulos) , pour « représenter » la commune à New-York la 8° conférence de la révision du traité de non-prolifération nucléaire sous l’égide de l’ONU.

La rapporteur public de la Cour a retenu tous nos arguments pour proposer à la Cour de rejeter l’appel fait par le Maire : a) sur l’illégalité externe : nécessité d’une délibération pour les mandats spéciaux, b) sur le fond : absence d’intérêt public local. Elle a également demandé la mise à la charge de la ville de la somme de 2.000 € au profit de notre association.

Il faut maintenant attendre le jugement, mais d’ores et déjà nous nous réjouissons d’observer que les personnalités les plus au fait de la justice administrative constatent la pertinence de nos recours. Rappelons que nous n’avons jamais perdu.

Satisfaction également : l’avocate de la commune (qui n’était pas représentée par M° Péru) semble être d’accord, mais attendons !, pour en rester là, ce qui rendrait la décision définitive et enrichirait la jurisprudence. Quant à nous, c’est M° Brocard qui nous représentait à l’audience, remplaçant M° Baillon-Passe. Nous les remerciant tous les deux.

Docteur Gabriel Lévy

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 13:06
Les lendemains qui sifflent, les surlendemains qui pleurent

Gabriel Lévy

Hué, sifflé sur les Champs Elysées, Monsieur Hollande savait-il qu’il " y a une plus grande peine que de ne pas avoir ce dont on rêve, c'est de l'avoir obtenu." ?

Car l’exercice du pouvoir est chose difficile, probablement plus en France que dans les autres pays : une constitution monarchique, un système électoral qui, pour être efficace, laisse un quart des citoyens non représentés et donc destinés à nourrir la contestation, des syndicats peu représentatifs, mais dont on ne peut nier l’utilité (comment arrêter des grèves avec des multiples « coordinations » ?), un peuple frondeur, des populations allogènes, des doléances spécifiques….

Tout cela, les candidats le savent, mais leur premier souci est d’être élu, en se disant que le lendemain est un autre jour et, qu’avec un peu de chance – la reprise tant attendue, ou le « coup de pot » de M. Chirac –, ils pourront durer.

Malheureusement pour Monsieur Hollande, les évènements s’accélèrent, une crise de régime s’ouvre, le tocsin est sonné même par des socialistes comme M. Malek Boutih (mais n’a-t-il pas toujours été le plus sensé ?)

L’assemblée sera dissoute, car c’est toujours ainsi que les choses finissent dans un premier temps, et la droite, pour son malheur, reviendra, impuissante, dans ce champ de ruines entassées depuis plus de 30 ans. Les élus demanderont encore l’aide financière des contribuables des classes moyennes et celle des riches, s’il en reste encore. Séquence déjà connue, lors du bref passage de M. Juppé aux affaires en 1995. Ils abandonneront tout projet de réforme (en ont-ils seulement aujourd’hui ?), de crainte du retour du balancier trois ans plus tard, en tentant de nous persuader de la pertinence de cette passivité. Le plus important, n’est-il pas d’être élu ou réélu ?

Aucun ne cherche à laisser une marque flatteuse dans l’histoire. Il est peu probable que monsieur Hollande laisse la moindre marque, sauf si, comme Kerenski, il abandonne la place aux avatars français des bolcheviques. Il ne l’aura certes pas voulu, mais son irrésolution et l’impasse idéologique incorrigible des socialistes ainsi que celle de leurs affidés, font craindre que la révolte se termine en révolution.

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