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  • : Les contribuables d' Aubagne
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  • : Notre intérêt et nos actions portent essentiellement sur la pertinence et la légalité des dépenses engagées par les collectivités locales.
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L’association est une association de contribuables et non de citoyens. Elle a pour unique objet celui de défendre les intérêts des contribuables, Pour contrôler le bon usage de leurs impôts, l’association est souvent en conflit avec les pouvoirs en place. Elle ne tient aucun compte du parti, ou des partis, dont ces pouvoirs sont issus. Il en résulte qu’elle n’assure en aucune manière la promotion d’un parti au détriment d’un autre, Amenée à recourir à la justice administrative pour faire annuler les délibérations et les décisions des exécutifs, ayant un caractère politique et partisan, elle ne doit pas encourir les mêmes critiques, Ses dirigeants doivent préserver l’indépendance et la neutralité politique de l’association, principalement lors des consultations électorales. Des consignes sont établies à cet effet.
7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 15:09
Ces Princes qui nous gouvernent !

Geneviève Frixon

Nous les voyons à leur avantage sur les plateaux de télévision, nous les trouvons en pleine forme, l’œil vif, la gestuelle étudiée et le verbe habile, ils expliquent, et réexpliquent patiemment. Le jeu n’en vaut-il pas la chandelle puisque, selon « les enquêtes du contribuable * », les parlementaires français auraient la vie belle ?

Pendant que le contribuable lambda s’échine tous les jours et fait face à de nouveaux impôts, nos élus jouissent d’avantages et de privilèges qui leur permettent de mener grand train sans souci du coût de la vie. Repas, déplacements, voyages, logistique… leur vie quotidienne est entièrement prise en charge par l’Etat qui les chouchoute et pourvoit à tous leurs besoins.

En 2012, l’ex-ministre des transports et députée Nathalie Kosciusko-Morizet s’excusait de ne pas savoir le prix d’un ticket de métro, précisant : « ça fait bien longtemps que je n’ai pas acheté un ticket » et pour cause, les parlementaires français disposent de facilités de circulation qui leur permettent de voyager gratuitement. Voiture avec chauffeur, billets 1ère classe gratuits aux guichets SNCF et Air France.

Pour les plus chanceux le Sénat c’est la cerise sur le gâteau. Le sénateur bénéficie d’un traitement mirifique et trouve à sa disposition, un restaurant et sa célèbre cave à vins, un salon de coiffure, une salle de sport, un labo photo et même un atelier d’ébénisterie. Ce club de luxe scandalise toutefois par l’absentéisme de la plupart de ses membres. En effet, seule une soixantaine de sénateurs sont assidus aux séances publiques. Les heureux résidents du palais du Luxembourg n’ont aucune excuse pour expliquer ces absences et Yves Guéna ancien député ironisait déjà en 2010 dans ses «Mémoires d’outre-Gaulle « Au Sénat, un tiers ne siège jamais et un tiers rarement. Sur ce tiers qui reste, un tiers n’intervient jamais, un tiers rarement. Tout se joue donc entre une trentaine de sénateurs ».

Et si nous nous penchions maintenant sur un sujet brulant d’actualité tout en nous tricotant un joli bonnet rouge qui nous tiendra chaud lors des violentes giboulées « taxeuses ». LA DEFISCALISATION ! Car nos édiles se sont aménagés un régime d’imposition sur mesure qui creuse encore un peu plus le fossé d’injustices dans lequel les français d’en bas pataugent lamentablement. Le parlementaire, qu’il soit sénateur ou député, perçoit trois types d’indemnités mensuelles : une de base de 5 515 € bruts, une de résidence de 165 € et une de fonction représentant 25% du total des deux autres soit 1 420 €. Or seules les deux premières sont imposables. Les 1 420 € sont nets de tout impôt. Schéma identique pour l’indemnité représentative de frais de mandat, la fameuse (IRFM) d’un montant de 5 770 € qui avait fait couler beaucoup d’encre en 2011 et échappe toujours à l’impôt ainsi qu’à tous contrôles.

Quant à la manne des avantages en nature, nos élus en usent et en abusent. Le paquebot « France » coule mais nos édiles flambent sans se soucier de son sort.

Rappelons-nous récemment Michel Vauzelle Président du Conseil régional PACA qui, de 2006 à 2009 a voyagé en hélicoptère dans le cadre de ses fonctions. Coût de cette folie 206 000 € une « pale » !

Ah ! Cet admirable antiseptique qu’est l’ironie ! Une pirouette pour ne pas céder à la tentation de coiffer le rouge de l’indignation devant un système qui nous spolie jusqu’au dernier centime.

Sources : les enquêtes du contribuable octobre/novembre 2013

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 10:24
 « Hollande dégage »

Gabriel Lévy

C’en est fait : plus qu’un murmure, on le crie désormais en Bretagne, on l’écrit dans Marianne.

Ainsi, Jean-François Kahn titre-t-il son article : « Pourquoi et comment il faut dégager Hollande (par le haut) ? ». Après s’être livré aux louanges convenues sur ses qualités personnelles, il conclut : « il est inapproprié à la situation. A cette situation qui, hier, assommait le pays, le taraude aujourd'hui et risque de l'enflammer demain. Or, cette inadéquation est devenue un problème. Disons-le même plus franchement : c'est devenu LE problème ».

Sa solution ? Celle que nous proposions il y a peu, sous le titre de « Vive la cohabitation ! » : l’application stricte de l’article 20 de la constitution, soit un premier ministre et un gouvernement responsables devant la représentation nationale. Avec la constitution de la V° République, on avait promis aux Français la stabilité, ils ont fini par avoir le joug.

Malheureusement, nos concitoyens se délectent de la compétition permanente de ceux qui souhaitent diriger notre « monarchie républicaine » et l’attisent. Pourtant, tout se joue sans eux. Ils ne sont que les spectateurs des cabots de la politique.

Désirent-ils le « changement » (91 % des sondés) ? On leur servira un remaniement du gouvernement en y introduisant ce qu’ils appellent des ténors de la politique, des routiers.

Quoi ? Les faillis des 35 heures, les prodigues de la ville de Paris, les chantres de la « bravitude » ? Quarante ans sur scène, et toujours oublieux des tomates reçues.

Pour donner la répartie à ces histrions, on nous propose – parmi d’autres - un vieux cru bordelais mais qui était déjà mauvais lors de sa mise en bouteille. N’y voyez aucun lien, mais nous ne résisterons pas au désir de vous faire partager ce dialogue imaginaire lu dans le Figaro du 5 décembre au sujet de la rentrée politique : « J’en suis déjà à mon cinquième groupe ! – Bravo ! Vous êtes artiste ? – Non, je suis radical. »

Un siècle plus tard, Jean-Louis Borloo, président du Parti Radical, et François Bayrou ont annoncé, via Twitter, qu’après plus de onze ans de séparation leurs formations envisagent de se regrouper. Comme le poète, le radicalisme pourra dire : « Vienne la nuit sonne l’heure, les jours s’en vont je demeure ». Inoxydable ! …

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 17:12

Geneviève Frixon

 

Cet été, la Chambre Régionale des Comptes a épinglé la gestion de la commune d’Aubagne. Une surprise ! Non, plutôt un soulagement d’être enfin entendus. Car le tocsin fut maintes fois activé par les élus et les contribuables soucieux d’interpeller les autorités compétentes sur les dérives et gaspillages d’argent public.

Le 30 septembre 2013, la Chambre Régionale a rendu son rapport d’observations définitives et mentionne plusieurs problèmes qui affectent la fiabilité des comptes de la commune. Les corrections nécessaires ont une incidence budgétaire et imposent de trouver 4,6 M€ de ressources nouvelles

 

DES CHARGES DE GESTION EXCESSIVES

La ville d’Aubagne doit faire face à des charges de gestion très nettement supérieures à celles de la moyenne des communes comparables. Globalement, cet écart représente une dépense annuelle supplémentaire de plus de 10 M€ touchant en particulier les charges de personnel, les intérêts de la dette, les achats et les charges externes.

 

TROP DE DEPENSES DE PERSONNEL

La chambre constate en effet qu’entre 2005 et 2010, le nombre d’agents titulaires et non titulaires a augmenté de plus de 13,8 %, l’augmentation la plus significative ayant eu lieu en 2009. Pendant la même période, l’augmentation des charges de personnel est de 20,3 %.

 

UNE GESTION FINANCIERE ABERRANTE

Une dette élevée et risquée, issue de renégociations peu cohérentes et peu transparentes. La ville d’Aubagne supporte une dette de 157,6 M€.

La commune a renégocié ses emprunts structurés à de multiples reprises, sur des bases souvent contraires à ses intérêts financiers et de plus en plus risquées. Ce processus de renégociation permanente s’apparente à une fuite en avant.

En outre, les renégociations s’accompagnent généralement d’un allongement de la durée des emprunts, ce qui entraîne des frais financiers supplémentaires.

Ces opérations sont conduites dans des conditions souvent opaques. Ainsi le montant total des indemnités réellement facturées en 2011 par la Caisse d’Epargne à la ville, en contrepartie du refinancement total ou partiel de six emprunts et de la sécurisation d’une partie du sixième, n’a été communiqué à la commune qu’à la suite du contrôle de la chambre, alors que ces indemnités, qui ont dépassé 9 M€ pour cette seule opération, auraient dû être comptabilisées immédiatement et en totalité en charges.

 

Ce rapport d’observations n’a pas entamé la joyeuse propension au gaspillage tous azimuts bien au contraire, le Maire proclame haut et fort « que la cure d’austérité que l’on veut imposer aux collectivités locales de tout le pays, c’est non ! » quant à la dette abyssale il reconnait : « avoir construit une salle des fêtes dont l’étalement de son paiement se fera sur plusieurs générations »

Il est désespérant de constater que même mis devant le fait accompli, les responsables politiques ne tirent aucune leçon de leurs erreurs voire s’en glorifient.

A l’heure où un immense effort est imposé à tous les français pour contribuer au redressement du pays, les collectivités locales doivent abandonner leurs projets pharaoniques au profit d’une gestion « d’économies ». Nous n’en pouvons plus de payer leurs erreurs.

 

Sources : http://www.ccomptes.fr/

Aubagne au Jour le Jour (AJJ) septembre 2013

 

 

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 11:41
Jusqu’à Noël, la dinde se dit que tout va bien

Gabriel Lévy

Contre toute évidence, c’est aussi ce que se dit M. Hollande.

Les récents sondages, selon lesquels moins d’un Français sur quatre approuve ce qu’il fait, changeront-ils sa prévision ? Quant à la dinde, elle peut être optimiste : sera-t-elle encore mangeable à Noël, « n’ayant que l’impôt sur les os » ?

Tant de gouvernements se sont efforcés de nous faire maigrir : 84 impôts nouveaux ont été créés entre 2011 et 2013 (Le Monde du 04/09 et le Canard enchaîné du 11/09/2013), 205 impôts ont été créés ou augmentés depuis 2007. Une imagination bien réelle, parfois ridicule, mais toujours stérile puisqu’elle ne réussit ni à couvrir les déficits de nos budgets, ni évidemment à diminuer notre endettement.

M. Hollande n’a plus rien dans sa boîte à outils. Il n’a plus rien pour sauver les finances du pays, il n’a plus rien pour juguler l’immigration, les violences et l’insécurité. Mais les « bobos » se réjouiront : il compensera son impuissance par des réformes « sociétales ». Pour cette gauche française, il faut bien qu’une société sans classe exulte.

« Bien sûr nous eûmes des orages » avec les précédentes majorités.

Car, l’indigence intellectuelle est fréquente chez les dirigeants et leur absence de clairvoyance est constante. Et nous, les électeurs ? Nous nous sommes perdus à élire ceux qui se satisfaisaient le plus de leurs postures. Nous connaissions « le meilleur d’entre nous » qui, comme Poincaré, « sait tout mais ne comprend rien ». Nous recherchions, en vain, celui qui, comme Briand, « ne sait rien mais comprend tout ». Nous connaissions les gâte-sauces, et ils sont nombreux. Certains ont encore les yeux de Chimène pour un ex-président, aussi maladroit qu’Icare dans ce sonnet : « Ainsi du plumage qu’il eut – Icare pervertit l’usage - Il le reçut pour (notre) salut - Il s’en servit pour son dommage » [1].

Que nous reste-t-il ? Ceux qui ne savent rien et ceux qui ne comprennent rien.

La dinde peut garder espoir jusqu’à Noël. Pas nous !

[1] La formule, citée par M. Menahem Macina, à un autre propos (in Debriefing.org 28 septembre 2007), est de Jean Bertaut, évêque de Séez (1552-1611), Elle est rapportée dans le dictionnaire de Voltaire.

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 09:47

Contribuables Associés dénonce le mensonge d’un gouvernement incapable de réduire la dépense publique : dans le projet de loi de finances présenté hier par le gouvernement, nulle trace d'économies ! L’absence de courage et l’illusion de la dépense publique comme moteur de la croissance conduisent toujours à l'impasse. C'est ce que montre la nouvelle étude Iref-Contribuables Associés sur les effets des plans de relance dans 31 pays de l'OCDE.

lire la suite http://www.contribuables.org/2013/09/26/budget-2014-hausse-des-depenses-publiques/

 

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 17:49

Gabriel Lévy

Ceci signifie qu’il est inutile de rivaliser en programmes ambitieux, dont l’ambition ne se limiterait pas à restaurer les finances de nos communes. Plus de constructions pharaoniques, plus de voyages dispendieux, plus de subventions à des associations inutiles, plus d’incursions dans des domaines hors de la compétence communale, plus de coopérations, au moins provisoirement, avec des pays en voie de développement, surtout s’ils sont en état de guerre permanente.

Une partie importante du budget doit être destinée au remboursement de la dette. Pas très glorieux, il faut en convenir, mais il n’existe pas d’autres solutions.

Dans les prochains jours, l’Etat va réduire de 3 milliards d’euros sa dotation aux budgets des collectivités locales. Il ne leur laissera d’autre voie, si elles refusent de se plier à un certain degré d’austérité, que celle de puiser de nouveau dans nos poches, en augmentant ou en créant de nouveaux impôts. Dans ces circonstances, il faut donc museler les marchands d’orviétan, et se séparer des faillis (au sens commercial du mot), il faut réapprendre à nos concitoyens à se passer de fêtes onéreuses. Tous nos concitoyens ne contribuent pas fiscalement à la réalisation de ces manifestations, mais en profitent. Ils doivent cependant admettre que les moyens manquent désormais, qu’il existe une limite à la contribution de ceux qui sont censés pouvoir le faire.

Il est toutefois un dilemme qui ne se pose qu’aux candidats, mais pas aux payeurs : Quid des « valeurs » dont quelques-uns prétendent se parer ?

Ces « valeurs » sont-elles suffisantes pour les conduire à se voiler la face devant la gabegie et laisser une nouvelle fois les contribuables crouler sous la charge ? Nos communes ne débattent pas de leur maintien dans l’Union Européenne, de la monnaie unique, de la mondialisation, ces thèmes qui sont qualifiés, en langage politique, de « clivant ».

En revanche, il est peu probable que pour ces candidats à la direction des communes, dont les « valeurs » sont si affirmées, que les autres sujets soient « clivant » : l’immigration et la nécessité qui s’en déduit de construire des logements sociaux, des caméras pour tenter de réduire la violence, l’enseignement de la sexualité dans le primaire, l’école étant gérée par les communes (il y a même des adjoints à cet effet), les requêtes du multiculturalisme sur le contenu des repas des cantines, la tolérance des RAP injurieux…. des exemples à peine choisis. Une élection municipale ne décide pas de l’avenir de la France, mais seulement du cadre de vie des habitants, de leur cité, de leur petit horizon, et seulement de cela.

Après le premier tour, des candidats franchiront-ils le Rubicon ? N’est pas César qui veut… ou qui peut. En posant cette question, faisons-nous un choix de Français « à paradoxe plutôt qu’à préjugé » ? Non, un choix simplement réaliste : la reconquête commence par là.

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 16:10

Gabriel Lévy

 

« Les civilisations sont mortelles » disait Paul Valery. Grâce à la gauche au pouvoir, les jours de la nôtre sont maintenant comptés.

 

Rarement la Gauche Française n’a été plus cohérente, et aussi près de réussir dans sa volonté de voir disparaitre l’organisation actuelle de notre société.

En brisant la cellule familiale, elle promeut le concept marxiste d’une société sans classe. Des enfants sans père ou sans mère, mais des ersatz de parents (1), une identité sexuelle ambigüe prônée par la théorie du genre (2), une « gay friendly » jusqu’à la dénaturation du mariage, la jeunesse totalement prise en charge par l’Etat, grâce à des emplois dits d’avenir conduisant au mieux à l’impasse, au pire à la paresse, la culture orientée par un ministère de la propagande et par des collectivités locales totalitaires, l’immigration à pas de géant et le métissage qui en résulte, le multiculturalisme qui a pour vocation la dilution de notre culture puis sa disparition, la tolérance du communautarisme et l’imposition de ses pratiques à nos concitoyens, l’apologie de terroristes faite aux frais des contribuables sur les cimaises d’un musée national (le Jeu de Paume), une morale et une éthique « révolutionnaires » enseignées dès l’école (3), une « justice de classe », une police aux ordres (répression des « veilleurs »), des médias réfugiés dans l’autocensure ou voués à la désinformation …

Et pour s’assurer d’une société sans classe, l’aggravation de la fiscalité confiscatoire sur les héritages afin d’effacer tout privilège de la naissance.

Une société dite sans classe, nous savons bien ce que cela réserve : l’ère des Staline et des Pot- Pol, la dictature d’un petit nombre et l’avènement d’une « nomenclatura ».

 

La gauche - si elle abandonne un jour le pouvoir - laissera certes un champ de ruines, mais elle aura façonné durablement notre société. Elle nous aura volé notre identité nationale, nos racines et nos ailes (notre élan créateur), notre histoire, notre culture et, pour tout dire, notre âme.

Tous le savent. Mais les « élites » de droite sont si pusillanimes que le risque de compromettre leurs ambitions dérisoires, a vite raison du moindre élan salvateur. Elles n’ont rien fait, ou rien obtenu, pour enrayer le cours de ces changements.

Tétanisées par ses oukases elles ont subi le magistère de la gauche, quand elles ne l’ont pas facilité et sollicité (« l’ouverture » jusqu’à… Madame Taubira, chargée de mission par M. Sarkozy ! (4)). Font-elles seulement aujourd’hui leur aggiornamento, à défaut d’une repentance ?

 

Non ! Désincarnée, alors, leur prétention de nous offrir demain d’autres choix que celui de les élire de nouveau, d’élire les socialistes peu « sectaires » (M. Fillon) au nom d’une alliance diabolique dite de « front républicain », ou celui d’organiser des « gouvernances partagées (sic) », comme c’est le cas aujourd’hui de la Communauté d’agglomération de Marseille, et peut-être demain pour la ville de Marseille elle-même, sous le prétexte de respecter des « valeurs » que ces « élites » se gardent bien de préciser.

N’est-ce pas faire injure à notre bon sens que tenter de nous faire admettre que notre pays peut collaborer en matière sociétale avec la gauche, sans se saborder ; que le refus de l’immigration, du vote des immigrés, de la destruction de la famille, de la gabegie de l’Etat et de sa faillite probable, de la fiscalité démentielle, de l’angélisme à l’égard des délinquants qui nous font baisser les yeux et raser les murs, de la prochaine réforme de la justice (loi Taubira), des salles de shoot, de la « contre-culture des banlieues » (5), des émeutes, des jacqueries, des zones de non-droit, de la transformation de notre France en Liban ou en Syrie, du totalitarisme intellectuel et politique, sont des « valeurs » que nous ne pouvons défendre qu’AVEC les socialistes ?

 

Nos critiques à l’égard de ces derniers ne sont pas des fantasmes, mais la réalité ordinaire, car ils sont idéologiquement au mieux impuissants, au pire complices.

L’ostracisme à l’égard d’un Français sur quatre (6), imposé précisément par ceux qui détruisent notre civilisation, conduit à son suicide. Nos leaders ne sont-ils pas inconscients lorsqu’ils misent seulement sur le reflux obligatoire de l’opinion ?

 

Ils ont tort : « on ne peut pas tromper tout le peuple, tout le temps ». Ils risquent de « perdre, tout à la fois, leur élection et leur âme »… et (peut-être ?) de vivre dans le remord d’avoir sacrifié sciemment notre civilisation.

 

1-      « Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents ». Laurence Rossignol, sénatrice PS.

2-      « Il faut que dès le plus jeune âge, chacun comprenne qu’il existe plusieurs ( ?) types d’orientation sexuelle ». Najat Vaillaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement.

3-      « Il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes : familial, éthique, social, intellectuel » et « La recherche permanente, incessante, obstinée de la religion qui pourra réaliser la Révolution comme promesse politique, morale, sociale, spirituelle ». Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale.

4-      L’Express 16 avril 2008 : « L’ouverture : Sarkozy confie une mission à Madame Christiane Taubira ».

5-      « Tu aimes l’art ? Je te pète ton tableau. Tu parles convenablement ? Je cause le verlan façon rappeur. Tu adores les livres ? Je brûle la bibliothèque municipale. Tu tiens à ta bagnole ? Je la fais cramer ». Luc Ferry, in Le Figaro du 3 juin 2010

6-      Discours du président de l’UMP le 25 août 2013 à Châteaurenard. Idem M. Juppé, M. Fillon et d’autres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 15:37

Gabriel Lévy

En cette rentrée parlementaire, alors que les articles de notre constitution relatifs aux pouvoirs du président de la République sont analysés et commentés, ce titre ne manquera pas de choquer une partie de nos lecteurs. Mais n’est-ce pas là un moyen provisoire d’échapper au système monarchique exécrable dans lequel nous vivons, l’installation d’une cohabitation ayant pour effet le respect absolu de notre constitution ?

Une nation qui se prétend démocratique ne peut pas accorder autant de pouvoirs à un seul homme. Il ne s’agit pas seulement des pouvoirs officialisés par notre constitution, mais aussi de ceux qu’il s’accorde au nom d’une interprétation douteuse de cette dernière (par exemple, le « domaine réservé » de la politique étrangère), de la pression qu’il exerce, à tout moment et en tout lieu, sur la classe politique et par voie de conséquence sur nos institutions. Les élus de sa majorité et ses ministres ? Des courtisans, parfois fiers de l’être (« Si tu m'utilises j'ai besoin de toi comme guide ») (1). Les conseillers ? Des personnalités probablement compétentes, mais « qui doivent tout au Prince » (2). Un règne dans lequel « la vertu n'y est point nécessaire et l'honneur y serait dangereux ».

Des monarques fascinés par un pouvoir, pourtant éphémère, conçu comme celui « de contraindre » (3). Comme M. Mitterrand, pourtant pourfendeur de « l’exercice solitaire du pouvoir » avant de s’en délecter, nous en ferions - peut-être - de même à leur place, ce qui prouve la perversité de notre système politique : « le pouvoir absolu corrompt absolument ».

Qu’arrive-t-il alors ? Le président est chaque jour plus détesté par une partie d’un électorat déçu, et il est battu par celui qui n’a de cesse de clamer le subjectivisme et les foucades de celui qu’il affronte. Monsieur Hollande ne sera probablement pas « renouvelé », pas plus que ne l’ont été M. Giscard d’Estaing, M. Sarkozy, ou M. Chirac, si ce dernier avait eu l’imprudence d’être candidat en 2007. Le peuple n’en peut plus d’essayer, il veut rompre le joug des présidences monarchiques.

Ainsi la stabilité politique, souhaitée autrefois par les auteurs de la constitution, est-elle mise en défaut. Les réformes économiques fondamentales n’aboutissent pas parce qu’elles n’ont pas le temps d’être expérimentées, jugées dans la durée et parce que, risquant de compromettre les carrières de ceux qui les font, voire de ceux qui les proposent, elles sont vite abandonnées. Les réformettes antérieures sont « détricotées ». Les lois sont faites et défaites au gré du Prince, alors que la stabilité politique et la sécurité fiscale sont consubstantielles de la volonté d’entreprendre.

On a accusé la cohabitation d’aboutir à la paralysie des institutions. Or, le renouvellement du « guide suprême », devenu la règle tous les 5 ans au terme d’une campagne électorale permanente, a pour conséquence la stérilisation intellectuelle d’une classe politique hantée par la compétition. Dans le cas d’une cohabitation, comme celle fréquente aux Etats-Unis, le président et les assemblées - ces dernières votant les crédits - sont, en pratique, obligés de composer (l’intervention en Syrie), et le pays est à l’abri des caprices ou des lubies (l’intervention française en Lybie), étant acquis qu’une décision abandonnée par une assemblée d’élus responsables vaut mieux que la décision déraisonnable d’un seul.

En définitive, il devient indispensable soit de « défaire » notre constitution, soit de procéder à son application rigoureuse selon l’article 20 qui stipule : « le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il dispose de l’administration et de la force armée. Il est responsable devant le Parlement ».

La cohabitation n’étant qu’une rare affaire de circonstance, mieux vaut brider définitivement la présidence en la contraignant au respect scrupuleux de cet article 20, même si l’on devait assister un jour à l’installation d’une…cohabitation… dans la majorité.

1- Le Monde du 17 juin 2013 : « La lettre d’allégeance de Christine Lagarde à Nicolas Sarkozy » …« Utilise-moi pendant le temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting…Si tu m'utilises, j'ai besoin de toi comme guide et comme soutien : sans guide, je risque d'être inefficace, sans soutien je risque d'être peu crédible »

2- « Le fait que l’on doit tout au Prince, fait que l’on ne doit rien à sa patrie » Montesquieu : L’Esprit des Lois.

3- André Malraux. La condition humaine.

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 15:32
Dossier réforme des retraites : Nos divinités élyséennes ne sont pas « tous les français » !

Geneviève Frixon

Le gouvernement Ayrault a sorti LE DOSSIER, vous savez celui qui prend la poussière depuis plus de 30 ans ! Celui que l’on manipule avec précaution sous peine de le voir exploser en crise sociale au nez d’un imprudent ministre !

La réforme des retraites s’aère et trône sur son support « juste » et « équilibré ». Les termes employés par François Hollande se heurtent au ras-le-bol fiscal ambiant car qui paiera les 7 milliards de recettes nécessaires pour stabiliser le régime général des retraites d’ici 2020 ? Qui sinon les actifs puisque les cotisations patronales et salariales augmenteront pour financer la réforme. La hausse sera progressive: 0,15 point en 2014, puis 0,05 point en 2015, 2016 et 2017, soit 0,3 point au total. Même si pour l’instant le gouvernement a renoncé à augmenter la CSG ça n’est que partie remise.

Tout se joue sur le relèvement progressif de la durée de cotisation nécessaire pour bénéficier d’une retraite bien méritée si possible à taux plein. Actuellement, cette durée de cotisation est fixée à 41,5 ans pour la génération 1956, qui partira à compter de 2018. Le rapport Moreau évoque la possibilité de passer progressivement à 44 ans, à raison d'un trimestre de plus par génération. En 1981 François Mitterrand dans un grand panache démagogique baissait l’âge de la retraite à 60 ans à la grande joie des français qui, comme sœur Anne, ne voyaient rien venir. Ironie de l’histoire, 32 ans plus tard un autre François nous l’allonge pour sauver un système par répartition au bord de l’asphyxie.

Il faut tout de même souligner que ces mesures s’appliquent principalement au régime général du privé pas question de toucher à certains régimes très spéciaux (SNCF, RATP, EDF/GDF), sur lesquels nous passerons pour nous intéresser principalement au régime spécial des parlementaires.

Bien que réformé en 2010 nous dit « la Tribune.fr » ce régime reste très avantageux. En effet, les nouvelles règles permettent à un député, après un premier mandat de cinq ans, de pouvoir percevoir une pension égale 1.200 € mensuels. Soit un montant quasi équivalent à celui de la pension médiane touchée par les Français (environ 1.300 euros) après une carrière complète.

Au Sénat, un système complémentaire par points et un régime de base fonctionnant en partie en capitalisation permet d’offrir après un mandat de sénateur de six ans, une pension mensuelle de 1.932 euros ; deux mandats, 3.096 euro. Ainsi la pension mensuelle moyenne nette de retraite d'un Sénateur, hors majoration pour enfants, était au 1er avril 2013 de... 4.382 €.

Est-ce juste et équilibré que de demander des efforts supplémentaires aux contribuables besogneux sans toutefois donner l’exemple ?

Le député Laurent Wauquiez insiste sur le fait « qu’il faut commencer par corriger toutes les inégalités du système de retraite en supprimant tous les régimes spéciaux »

Apparemment la France des « deux poids deux mesures » entretient ses petits privilèges bien à l’abri sous les ors de la république et comble du cynisme, envoie Marisol Touraine nous expliquer droit dans les yeux que : « des efforts seront demandés à TOUS LES FRANÇAIS » !

Séparons Le Bon grain et l'ivraie ! Les « divinités élyséennes » qui nous gouvernent et se nourrissent du nectar de nos impôts n’en font pas partie.

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:42

Gabriel Lévy

Dans quelques heures, notre gouvernement se joindra à une coalition pour débuter une guerre. Débuter, car sait-on jamais la fin qu’elle réserve ? "Un amour, une carrière, une révolution, (une guerre) : autant d’entreprises que l’on commence en ignorant leur issue."

La coalition a décidé de se passer de l’accord de l’ONU, de défier le véto de la Russie et de la Chine. Pas très cohérent eu égard à l’ambition qui a présidé à la naissance de l’ONU, mais parfaitement cohérent eu égard à ce que cette institution est devenue.

Nous ne critiquerons pas, pour le moment, la décision « morale » d’engager notre pays, en regrettant toutefois que cette décision ne soit pas validée par notre assemblée représentative. Notre but est de rappeler dans ces lignes l’inutilité de l’ONU.

Destinée à protéger la paix dans le monde, il y a eu plus de morts depuis sa naissance que les 50 millions de victimes qui ont justifié son organisation après la seconde guerre mondiale. Ce qui se passe en Syrie n’est pas nouveau, des dictateurs ont déjà tué, sans modération, des millions de leurs ressortissants. On n’a pas fait la guerre à Staline, à Mao, à Pol Pot, aux Kim Jong et, on l’a fait tardivement seulement, mais sans la France, à Hussein après qu’il a gazé ses Kurdes. Parfois l’ONU consent à intervenir dans des guerres tribales ou civiles en Afrique en donnant un mandat pour le faire aux parrains occidentaux de ces pays.

Des casques bleus sont dispersés dans les quatre coins du globe. Ils n’ont jamais empêché les affrontements, comme ceux du Rwanda, du Darfour, de la Somalie et du Soudan. La résolution 1701 conçue par la France et soutenue militairement (1 700 hommes) par elle, n’a jamais eu, délibérément, la moindre efficacité à la frontière libanaise. Des Etats autocratiques, et souvent criminels, président des commissions de l’ONU telle que, ironie, celle des droits de l’homme. Des chefs de guerre se présentent à sa tribune, révolver à la ceinture…

Des fonctionnaires, et des diplomates, utilisent des programmes (pétrole contre nourriture), pour s’enrichir. Le coût de fonctionnement est exorbitant (15 milliards de dollars au total prévus pour 2012-2013), la France se classant tantôt troisième tantôt quatrième parmi les contributeurs (plus d’un milliard).

En 2006, nous avions rappelé ses tares sous le titre « Il faut quitter l’ONU », sur le ton du fameux « il faut détruire Carthage » :

« a) non représentative : des états minuscules, comme Monaco, participent - avec le même poids - à ses décisions alors que les problèmes des grandes nations ne se posent pas pour eux ou pas de la même manière ;

b) les 2/3 des 191 états représentés n’ont pas de régime démocratique, ne répondent pas aux critères des "nations civilisées", ne respectent ni les droits de l’homme… ni ceux de la femme ;

c) impuissante à prendre des décisions en raison du droit de véto dont dispose deux nations qui n’ont jamais été des modèles de démocratie.

d) livrée à la gabegie (10 000 fonctionnaires), à des dérives financières, voire à de vrais détournements, ce qui rend ses décisions infiniment suspectes.

e) L’ONU ne sert pas la paix dans le monde, elle lui nuit. Les palabres de la SDN avaient permis à Hitler de préparer la guerre. Aujourd’hui les années de palabres permettent à l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire et de menacer ses voisins, et à la Corée du Nord de mettre en danger les lointains Etats-Unis. »

Il faudrait aussi s’interroger sur l’efficacité de l’Union Européenne à qui le traité de Lisbonne, imposé par le précédent président, a confié des pouvoirs (théoriques) en matière de politique étrangère, ainsi qu’une ministre. Puisque ce traité avait pour fondement une Europe à une seule voix, posons-nous la question « l’Europe ? Combien de divisions » nous accompagneront-elles ?

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Published by Association des contribuables d'Aubagne
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