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  • : Les contribuables d' Aubagne
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  • : Notre intérêt et nos actions portent essentiellement sur la pertinence et la légalité des dépenses engagées par les collectivités locales.
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L’association est une association de contribuables et non de citoyens. Elle a pour unique objet celui de défendre les intérêts des contribuables, Pour contrôler le bon usage de leurs impôts, l’association est souvent en conflit avec les pouvoirs en place. Elle ne tient aucun compte du parti, ou des partis, dont ces pouvoirs sont issus. Il en résulte qu’elle n’assure en aucune manière la promotion d’un parti au détriment d’un autre, Amenée à recourir à la justice administrative pour faire annuler les délibérations et les décisions des exécutifs, ayant un caractère politique et partisan, elle ne doit pas encourir les mêmes critiques, Ses dirigeants doivent préserver l’indépendance et la neutralité politique de l’association, principalement lors des consultations électorales. Des consignes sont établies à cet effet.
7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 16:47

Gabriel Lévy3+singes

6 décembre 2011

 

Le premier se couvre les yeux, le second les oreilles et le troisième la bouche. Nos députés auraient-ils adopté la devise de Gandhi : « ne pas voir, ne pas entendre, ne pas parler » ?

 

Un rapport parlementaire passé aux oubliettes et la « découverte » (pour eux) d’un rapport de la Cour des Comptes illustrent aujourd’hui notre propos.

 

1-     « L’argent caché des syndicats », c’est sous ce titre que le Figaro Magazine du 4 décembre 2011 nous révèle une partie du contenu d’un rapport parlementaire. Nous invitons nos lecteurs à le lire, car ce rapport est désormais enterré sur un ordre du gouvernement, ordre retransmis par le président du groupe UMP de l’assemblée nationale à ses collègues.

Comme il n’est pas dans nos habitudes de nous taire, nous avons écrit en ses termes :

 

a)     Au président de commission, M. Mallié

Nous sommes surpris par vos propos rapportés par le site de « Contribuables associés » :

« Aujourd’hui, à quatre mois de la présidentielle et à deux mois de la fin de la législature, ce n’est pas la peine d’adopter un tel rapport », a expliqué Richard Mallié (UMP), le président de la commission, selon des propos rapportés par l’AFP. »

 

Notre association locale a l’intention, au contraire, de s’emparer de ce sujet pour lequel elle prévoit une conférence à Aubagne. La dernière livraison du Figaro Magazine nous incite à dévoiler les scandales de ces subventions. Nous sommes certains que c’est justement à quatre mois de la présidentielle, à un moment où il nous est demandé de nous « serrer la ceinture » qu’il fallait adopter ce rapport. La reculade de l’UMP n’est pas glorieuse.

 

b)    Au rapporteur, M. Perruchot :

Nous avons appris avec désappointement et amertume le rejet par l’UMP du rapport de la commission d’enquête parlementaire relative au financement des syndicats, pour au moins deux raisons :

 

1°) votre commission, et surtout vous-même, avaient fourni un travail important qui finit aux oubliettes, ce qui ne grandit pas la fonction des parlementaires, ni la confiance dans ce parti. Si, comme le prétend M. Mallié, président de la commission, à qui nous nous sommes déjà confiés, cette démarche n’était pas opportune à 4 mois de l’élection présidentielle, pourquoi ne pas l’avoir proposée dès 2007 à l’époque de la ferveur réformatrice.

 

2°) nous avions pris contact avec vous (en 2010) pour une conférence à Aubagne sur ce sujet, pour laquelle vous n’aviez pu répondre positivement à l’époque. Or, la dernière livraison du Figaro Magazine a réactivé le sujet et nous vous proposons de nouveau d’être notre conférencier.

 

2-     Les scandales du Comité d’Entreprise de la RATP.

Apparemment notre gouvernement est aveugle et sourd, car il est difficile d’admettre que ses services ne soient pas renseignés sur  des faits anciens révélés par la Cour des Comptes. Certes, les comités d’entreprise (CE) ont un certain degré d’autonomie, même par rapport au directeur de l’entreprise publique. Mais l’objet social des CE, surtout lorsqu’il s’agit d’entreprises recevant des fonds de la collectivité publique ou au service de cette dernière, est suffisamment précis pour éviter des dérives.


Probablement comme dans la première affaire, celle des 4 milliards d’euro offerts annuellement aux syndicats, nos ministres souhaitent « fluidifier les relations sociales ». Apparemment, l’invitation (individuelle) de leurs dirigeants en 2007 à la table de notre président, dans les restaurants étoilés, ne suffisait pas.


Aveugle et sourd ? Probablement pas, mais pusillanime au point de toujours céder au chantage à la grève. Convenons-en : un quinquennat inutile. Mais gare au prochain !

 

 

 

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 14:18

Le 2 décembre 2011

Geneviève Frixon


Déception, morosité, la dépression nous guette et le gouvernement ne cesse d’innover dans les nouvelles taxes qui nous désespèrent d’avantage. Cet Etat vampire préfère dépouiller Pierre, le contribuable docile que l’on tond sans scrupule, pour habiller Paul d’un costume gratuit aux motifs de solidarité. L’œil larmoyant et la main sur le cœur, celui-ci a créé la CMU puis la CMU-C (C pour complémentaire) et comme cela ne suffisait pas, l’ACS (l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé) oui vous avez bien lu !


Mais qui paye me direz-vous ? En 2000 il s’agissait d’une « contribution » de 1,78% imposée par l’Etat aux assureurs Santé, au 1er janvier 2011, elle s’est muée en Taxe et s’élève actuellement à 6,27% . Celle-ci s’additionne à la taxe sur les contrats « solidaires et responsables » qui passe de 3,5% à 7%. Nous l’avons compris, cette augmentation de la pression fiscale sur les complémentaires santé, va automatiquement entraîner une hausse des cotisations des ménages. Concrètement pour une cotisation de 100 €, les mutuelles doivent désormais prélever 113,27 € et reverser 13,27 € à l’Etat.


Nous n’avons pas fini de nous sentir « pris à la gorge », le nez chatouillé par une moutarde de plus en plus forte. En effet, la dernière trouvaille de Madame la Ministre de l’environnement Nathalie Kosciusko-Morizet, c’est la mise en place début 2012, d’un bonus-malus sur les appareils ménagers, destiné à aider les ménages défavorisés à acheter des réfrigérateurs peu gourmands en énergie. Les français paieront donc plus cher leurs appareils.


L’objectif étant de financer des bons d’achats pour les foyers les plus pauvres. Ce dispositif devrait profiter à deux millions de ménages  Incroyable mais vrai, après l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé, voici venir l’aide à l’acquisition d’un appareil ménager !


Pierre n’a pas fini de se sacrifier sur l’autel d’un Etat « nounou » qui nous borde, nous protège, nous indique la conduite à tenir et qui nous promet un monde propre, sans risque, tolérant et solidaire »*

 


·        *sources          Mutuelle Générale

§         l’Agence de développement et de la maîtrise de l’énergie

§         « La grande Nurserie » par Mathieu Laine*

 

 

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 14:15

22 novembre 20112010 11 18 - Conférence Dominique TIAN IMg PBrottier (7)

Geneviève Frixon

 

Sujet d’actualité, sujet qui fâche, la lutte contre la fraude sociale fut, souvenez-vous, le cheval de bataille de Monsieur Nicolas Sarkozy en 2007. Quatre ans après, ce thème que notre conférence a choisi de traiter vendredi 18 novembre 2011, fait toujours la Une des médias. Nous tenons à souligner le travail considérable entrepris par la Mission d’Etude et de Contrôle des Comptes de la Sécurité Sociale (MECSS) et nous remercions Monsieur le Député Maire Dominique TIAN qui a brossé, avec brio et élégance, le tableau de son immersion dans les méandres d’un système social tellement envié et si généreux, que celui-ci fait le bonheur des fraudeurs patentés. Son activité parlementaire entre 2007 et 2011 a été très dense puisqu’il a déposé 818 amendements défendus dans l’hémicycle. Le plus récent visait à instaurer trois jours de carence, dans le cadre des arrêts maladie,  au secteur public qui, jusqu’à maintenant, n’en n’avait aucun et pouvait compter sur une indemnisation à 100% pour les trois premiers mois de congés maladie ordinaire.

 

Cet amendement de « bon sens » a été rejeté et, sans doute dans un souci « d’équité », le gouvernement avait jugé bon de rajouter un jour pour le privé et un pour le public, ce qui portait le score privé/public à 4 contre 1. D’après la Fondation IFRAP, le surcoût du taux d’absentéisme dans nos trois fonctions publiques (Etat, collectivités locales et hôpitaux publics) s’élève à 7 milliards d’euros supporté par les contribuables. L’IFRAP a voulu en savoir plus sur un tel écart, justifié par le fait que 80% des salariés du privé auraient, leurs jours de carence pris en charge par leur employeur. Après une étude effectuée sur un échantillon de 44 conventions collectives, seulement 49% d’entre elles prennent en charge les trois jours, pas toujours à 100% puisque tout dépend de l’ancienneté dans l’entreprise.

 

Or treize députés UMP de la «Droite populaire » ont écrit à Xavier Bertrand Ministre de la santé, afin d’exprimer leur désaccord quant à cette mesure qu’ils jugent inacceptable du fait « qu'un quatrième jour sans indemnités journalières pèse sur les salariés du secteur privé sans qu'aucune concertation n'ait eu lieu au préalable". Le premier Ministre François Fillon a été chargé de trouver une solution, en précisant qu’il n’était pas fermé à un maintien des trois jours de carence à condition que des économies de même ampleur soient trouvées. Et nous ne pouvons qu’applaudir la formidable organisation régalienne qui, pour satisfaire cette exigence, mit aussitôt en place un groupe de travail parlementaire présidé par Pierre Méhaignerie, chargé de prendre contact avec les ministères du budget et de la santé.

 

Certes l’absentéisme est un gros problème, mais il ne doit pas nous faire oublier que le pillage des prestations sociales n’est hélas pas nouveau, puisque le commissaire principal Geoffroy Fougeray, chef de service de 2004 à 2006 au GIR des Yvelines (Groupe d’Intervention Régional) relate, dans un livre intitulé « Fraude Connection – en finir avec les arnaques sociales » édité en 2007, son expérience sur le terrain : RMI perçus dans plusieurs départements par un seul individu, faux malades, faux chômeurs, fausses carrières à la Caisse nationale d’assurance vieillesse, personne étrangère percevant des aides et vivant à l’étranger, certificats médicaux de complaisance, trafic de Subutex (traitements de substitution de la cocaïne) kits Assédic vendus par des bandes organisées, économie souterraine etc. Refrain d’une vieille mélodie que nous avons eu la désagréable surprise d’entendre le 18 novembre dernier.

 

A croire que notre bon vieux système social mis en place après guerre, s’est transformé au fil du temps, en une nébuleuse aux ramifications multiples et insaisissables qui, s’appuyant sur le laxisme de l’Etat, échappe depuis de nombreuses années à tout contrôle.

 


 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 14:09

Gabriel Lévy

14 novembre 2011

 

Tel était l’avis d’un personnage d’Albert Camus, dans « l’état de siège ». « Le mensonge n’est pas toujours une sottise, c’est une politique » et les hommes de gouvernement peuvent promettre : « je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas », peu d’entre nous les croient encore.

 

Ainsi, dans son éditorial du Figaro Magazine du 12 novembre 2011, M. Alexis Brézet observe-t-il, comme nous l’avions fait il n’y a guère, que « les principales mesures du plan Fillon : le relèvement du taux réduit de la TVA, la désindexation des barèmes de l’impôt sur le revenu et l’ISF, la majoration de l’impôt sur les sociétés, sont bel et bien des hausses fiscales. Tout comme la chasse aux « niches fiscales » (fin du dispositif Scellier, hausse du prélèvement libératoire sur les dividendes et les intérêts) que seul un tour de passe-passe sémantique permet de classer dans la catégorie « économies » ».

 

Les contribuables peuvent admettre que, dans la tourmente financière de notre pays, ils paient leur écot, qu’ils soient même solidaires des erreurs faites par leurs gouvernements successifs, mais ils veulent désormais le langage de la vérité - « du sang, de la sueur et des larmes » -, et plus jamais la rhétorique utilisée par ceux qui nous dirigent, qui nous dirigent parce que, rappelons-le, nous les avons élus.

 

Or, il est désespérant de constater que l’argumentaire fourni par les élus ne fait que développer – sur commande, évidemment  – ce pareil tour de passe-passe.

 

Ecrire que « ce nouveau plan repose essentiellement sur une réduction des dépenses et sur des réformes structurelles » est une contre-vérité, puisque sont confondues, à propos des niches fiscales, « économie de dépense et augmentation d’impôt », que la TVA serait augmentée (encore une hausse d’impôt) au prétexte de se placer « dans la perspective d’un rapprochement franco-allemand » (quand est-il envisagé la même démarche pour l’ISF ?), que « les prestations sociales (prestations familiales et aides au logement) seront revalorisées de 1% de manière forfaitaire, c'est-à-dire le niveau de la croissance prévue» (pas celui de l’inflation).

 

« L’effort de l’exemplarité » ? Il ne concerne que « le gel total de la rémunération des membres du gouvernement et du Président de la République ». Quant aux parlementaires, ainsi qu’aux barons des exécutifs locaux, il ne s’agit que de « l’appel à la mise en œuvre d’un gel équivalent pour l’ensemble des responsables politiques et des dirigeants du CAC 40 ». Un gel, pas une diminution comme pour le pouvoir d’achat des contribuables.

 

Alors pour nos chers derniers, « nous aimerions avoir un message un peu positif à vous transmettre. Nous n’en avons pas …est-ce que deux messages négatifs, ça vous irait ?» (Woody Allen). Les voilà, nous ne contrôlons pas notre propre dépense publique, et au travers du budget de l’Europe - auquel nous participons pour 16,4 % - notre excellence, M. Barnier, annonce (le Figaro de ce jour, en petits caractères !) un don à la Tunisie de 3,5 milliards d’euros (soit 574 millions € pour notre pomme !).

 

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 13:58

Gabriel Lévyunesco

11 novembre 2011

 

 

Telle est la question que pose M. Michel de Poncins (Tocqueville magazine). Sa question fait écho à notre refrain : « il faut quitter l’ONU », lui-même lointain écho de « carthago delenda est ».

 

Comme pour la plupart des organisations internationales, l’argent des contribuables français sert à alimenter le budget d’un « dinosaure où les salaires et avantages immenses des 175 directeurs et 1000 consultants comptent pour une large part comme dans tout organisme international ». Péché originel de ces organisations, déjà dénoncé – par un collectif africain - sous la présidence de M. Frédéric Mayor : « Les États se contentent de meubler et de truffer les différents services de l'organisation d'éléments qui n'ont d'autres qualifications que celle des liens de parenté qui les attachent aux dirigeants ou ministres des gouvernements qui les affectent ».

 

Des fadaises traitées, telle que la gastronomie française (le Cri du Contribuable du 30/11/2010), pouvaient être supportées par un monde riche, mais plus aujourd’hui, et les dérives idéologiques (permanentes dans toutes les organisations de l’ONU) sont si peu acceptables qu’elles avaient déjà provoqué en 1984 le départ des Etats-Unis, suivis par la Grande Bretagne.

Aujourd’hui, pour des raisons semblables, mais non perçues par la France qui vient de se réjouir d’agrandir le cercle des « consommateurs », le budget de l’Unesco sera amputé de 22 %, la part des Etats-Unis, ce qui conduit le « machin » à interrompre jusqu’à la fin de l’année ses activités.

Or, la France participe à 14 % de ce budget, mais selon M. de Poncins, « c’est le haut de l’iceberg. Il faut ajouter, en plus du ministère de la culture, le jeu de toutes les administrations innombrables qui traitent avec l'organisme ».

La contribution n’est pas négligeable pour un pays considéré « en faillite » par son premier ministre dès 2007. Quatorze pour cent  sont versés par nous, contribuables français, à un organisme qui compte 194 autres pays, cette proportion ne parait pas « disproportionnée » à notre président. Mais ni lui, ni le ministre des affaires étrangères, pour lequel l’échange de 1 contre 1000 est un « marché équilibré », n’ont le sens des proportions !

La question de M. de Poncins est en effet pertinente dans une France aux abois.

 

 

 

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 15:25

Capital de novembre 2011feuille d'impôt et tramway

 

 

Entre les tramways, les nouveaux stades de foot et les gaspillages en tout genre, nos élus locaux continuent de flamber et de s’endetter comme jamais. Autant dire que nos impôts locaux n’ont pas fini d’augmenter.

 

La municipalité d’Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, aurait-elle pris la Grèce pour modèle ? On s’interroge, surtout depuis que sa dette a été dégradée par Fitch Ratings, l’agence de notation des collectivités locales, ce qui constitue une première pour une ville française.

 

Rien, dans la gestion de la commune, n’a trouvé grâce aux yeux des analystes. Et le montant de ses emprunts toxiques leur a carrément donné des sueurs froides : indexés sur des valeurs hautement spéculatives, ces 50 millions d’euros de prêts (40% de l’encours total) risquent en effet de laisser une lourde ardoise aux Aubagnais, dont les impôts locaux ont déjà augmenté de 62% en dix ans. Mais les élus communistes de la cité aux santons, qui pilotent aussi la communauté d’agglomération, ne sont pas prêts à renoncer aux délices de l’endettement. Ils sont sur le point d’emprunter de nouveau pour s’équiper d’un tramway, alors même que les lignes d’autobus, pourtant gratuites, sont loin d’être saturées. L’engin, surdimensionné pour une aire urbaine de 102 000 habitants, coûtera au bas mot 200 millions d’euros, soit environ  1 000 euros supplémentaires d’impôt par foyer fiscal.

Encore un effort, camarades, vous pourrez faire appel au FMI…


Au train où vont les choses, les impôts locaux n’ont pas fini de flamber.

 

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 14:20

Gabriel Lévy

27 octobre 2011

 

« Si vite que court le mensonge la vérité un jour le rejoint » (1). Espérons toutefois que personne ne reprendra la complainte de Philippe Pétain (« ces mensonges qui ont fait tant de mal ») !

 

En effet, depuis de nombreuses années, le mensonge court : la France est un pays riche, elle est enviée pour son système social, pour l’accueil des immigrants (« vous êtes ici chez vous ») ; la France est un pays fort, elle ramène l’ordre en Afrique ( ?) ; la France est un pays respecté (pas toujours à l’intérieur de ses frontières).

 

Le mensonge est couvert par la litote.

 

1-     Impôts ou taxes ?

Le président de la commission des finances, M. Cahuzac, évalue à 50 milliards d'euros de hausse d'impôts l'effet des mesures adoptées depuis deux ans.

 

Michel Garotté  (site Dreuz Info) rappelle qu’il en est ainsi de :

« La taxe sur la détention de véhicules polluants. La taxe exceptionnelle sur les bonus des traders. La taxe spéciale d'équipement au profit de la société du Grand Paris. La contribution additionnelle à l'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux. La taxe affectée au fonds d'indemnisation de la profession d'avoués près les cours d'appel. La taxe sur les loyers élevés des micro-logements. La taxe de risque systémique pour les banques. La taxe sur les nuits d'hôtel supérieures à 200 euros. La double taxe sur les boissons sucrées ou allégées.  

Le prélèvement sur le produit des appels à des numéros effectués dans le cadre des programmes télévisés. En matière de niches sociales, le financement de l'assurance-maladie assuré par la suppression ou le plafonnement de dispositions sociales ou fiscales qui permettaient que certaines catégories ou transactions soient moins imposées, voire pas taxées du tout : sept de ces niches sociales ont été supprimées. Les taxes sur le tabac et l'alcool ont été augmentées. »


2-     Le soutien aux « printemps » arabes, la guerre pour défendre les populations.


La France consacre 3 milliards d’euros pour prolonger le printemps. Mais, le rythme des saisons est inexorable. Au printemps succède l’hiver et la glaciation commence.


*En Egypte, on tue des coptes, on assiège les ambassades étrangères, les foules expriment leur haine.


*En Tunisie, les islamistes arrivent au pouvoir (40 % de votes en leur faveur par les Tunisiens vivant en France). On brûle des synagogues, mais on assure que les touristes pourront exposer leur nombril.


*En Libye, pour une dépense d’au moins 300 millions d’euros, la France a « obtenu » que la future constitution respecte la Charia. Quid des droits de l’homme (voir le lynchage de la famille Kadhafi) que nous étions censés défendre, et ceux de la femme ? M. Juppé se dit « vigilant ». Que proposera M. Bernard-Henri Lévy, vigilant lui-aussi, à MM. Sarkozy et Jupé dans quelques mois ? Que deviennent les tonnes d’armes fournies ? Dans les mains de terroristes ou de preneurs d’otages ?


*Réjouissons-nous quand le printemps peine à s’installer comme en Syrie, nous nous payons seulement de mots ; c’est moins cher et moins dangereux, et tant pis si nous manquons de cohérence en persistant à assister les protectorats de ce pays (Liban, Autorité Palestinienne, Hamas).


*Quant à la Turquie, les Français ne veulent pas son intégration à l’Europe, mais son gouvernement inscrit à son budget 150 millions d’euros pour lui permettre sa préadhésion. Hier encore, un amendement proposé pour leur suppression (2) a été rejeté à main levée par nos parlementaires, probablement droite et gauche confondues.


3-L’Europe.


La tricherie du traité de Lisbonne n’aura fait qu’aggraver la situation : un président de l’Europe tétanisé, une ministre des affaires étrangères inaudible (et tant mieux !), une administration aussi couteuse qu’inutile, sauf pour quelques vétilles.

Quant à sa monnaie unique, la plupart des économistes croient que ses jours sont comptés, car en pratique, personne ne veut, ou ne peut, payer pour les autres. Il y a ceux qui le disent et ceux qui continuent à le cacher. Le mensonge !

 

La vérité apparait toujours comme dans le conte d’Andersen. Il suffit d’attendre, mais « les ruines sont éternelles.

 

1.      Jacob Cats, politicien néerlandais, 1577- 1660

2.      Richard Mallié, député des Bouches du Rhône.

 

 

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 17:55

contribuablesLundi 10 octobre 2011

Michel de Poncins

  

Il n'est pas possible actuellement d'ouvrir un journal sans lire de gros titres sur Dexia. C'est l'heure des mensonges. Un grand quotidien énonce : « Dexia, la première banque victime de la crise ». Ce n'est pas vrai, car cette banque est victime de l'incompétence de ses dirigeants et sans doute de beaucoup de compromissions. Malheureusement, de nombreuses banques souffrent du fait de la médiocrité de leurs dirigeants : voir tous ces établissements qui, avec une légèreté coupable, ont prêté à l'État grec et, ceci, depuis longtemps alors que les dangers étaient connus des bons analystes.

  

Un peu d'historique sur Dexia est nécessaire.

  

En 1987, il s'agissait d'une obscure petite division de la Caisse des Dépôts et Consignations, finançant les collectivités locales. Elle s'en émancipa pour devenir le crédit local de France, coté en Bourse et privatisé. En 1996, eût lieu un mariage avec le voisin belge du même métier, l' union recevant un nouveau nom : DEXIA. L'objectif était de devenir un leader mondial dans le financement des collectivités locales. L'inconvénient de ce métier est la faiblesse des marges. Au lieu de chercher à améliorer le coeur du métier, les dirigeants partirent à l'aventure.

  

Ce fut, tout d'abord, la « transformation ». Ils empruntèrent à court terme pour pas très cher et prêtèrent à long terme pour plus cher ; une mécanique infernale était lancée. Comme cela faisait de l'argent, les mêmes mauvais banquiers se lancèrent dans une boulimie d'acquisition d'entreprises, d'activités, ou même de portefeuilles : Espagne, Italie, Japon, États-Unis étaient leurs terrains de chasse. Tout baignait, mais ce n'était qu'une apparence. En 2008, brusquement Dexia eût besoin de 260 milliards d'euros, la banque n'ayant que quatre jours de liquidités devant elle. Les États belges, français et luxembourgeois furent appelés au secours. Chemin faisant, l'action a perdu 94 % de sa valeur...

UN SAUVETAGE EN URGENCE

Nous en arrivons à la situation actuelle où le sauvetage est organisé en urgence. Sous réserve d'autres évolutions, car cela bouge tous les jours, il semble que l'on s'oriente vers la seule solution logique : vendre tout ce qui est vendable et cantonner le reste dans une « bad bank », ou banque pourrie, que le contribuable sera appelé à supporter, bien sûr sans que son avis lui soit demandé. Cela rappelle de tristes souvenirs des années 1990 : le Crédit Lyonnais, le Crédit Foncier, la compagnie d'assurances GAN, autres victimes de scandales d'Etat.

  

Les enseignements à tirer de cette triste histoire sont nombreux.

  

Il y eût certainement des multiples compromissions. Dans ce monde, où les uns et les autres se tiennent par la barbichette, les dirigeants principaux n'étaient certainement pas les seuls à fauter. Avant la découverte soudaine du scandale, il est évident que des signaux devaient exister : pourquoi le silence ?

  

Les Etats sont directement responsables. Parmi les actionnaires se trouvent non seulement les Etats français et belge, mais aussi de faux nez comme la Caisse des Dépôts et Consignations, instrument tout puissant de l'économie dirigée en France.

 

 LES MILLIARDS DES CONTRIBUABLES

 

L'appui des Etats pour sauver les meubles a pris de multiples formes : garanties accordées aux déposants et aux créanciers, perspective d'accroissement des pourcentages dans le capital, garanties aux futurs emprunts éventuels lors de la remise en ordre. Personne ne peut, à ce jour, mesurer le nombre de milliards que les contribuables devront supporter en définitive et tout chiffre avancé peut être dépassé le lendemain.

 

Les mauvais banquiers qui siègeaient avec d'autres dans les conseils d'administration de Dexia ont été parfaitement enclins à pousser aux secours étatiques, dans l'espoir que ces Etats seraient prêts de même à venir au chevet de leur banque le cas échéant. Simultanément, ils ont été encouragés dans leurs mauvaises pratiques.

 

Dans l'historique nous constatons une boulimie d'acquisitions. Rien de plus dangereux que de se lancer dans une telle course folle : c'est se heurter inévitablement au manque de temps et de talents pour analyser les cibles et mener à bien leur bonne gestion ultérieure, ainsi que la cohérence de l'ensemble.

 

Pire encore, cette voracité s'est réalisée dans un grand nombre de pays ; il est périlleux de se présenter avec un grand appétit dans un pays étranger que l'on ne connaît pas. Les nationaux ne manquent pas de vous « refiler » des patates chaudes ou même des traquenards juridiques car eux seuls connaissent à fond la loi et les us et coutumes.

LA RUINE PAR LES COLLECTIVITES LOCALES

Le métier d'origine, à savoir le financement des collectivités locales, était considéré comme ne comportant pas de risque : à voire ! En effet, à l'époque, ces collectivités locales n'étaient pas tellement endettées et ce sont les lois de décentralisations qui les ont conduites à s'endetter davantage. L'erreur était funeste car ces collectivités se sont engagées dans des dépenses tout à fait insensées pour des besoins artificiels parfois même avec des emprunts toxiques ; des palais ont été bâtis sur endettement public ! La richesse nationale a gravement souffert de cet emballement.

 

La conclusion de cet ènième scandale d'Etat est que si les déposants ou les créanciers ont pu, éventuellement, être garantis, il n'y a nul espoir pour les actionnaires. La conséquence malheureuse est de décourager une nouvelle fois les gens de placer leur argent à la bourse en achetant des actions. C'est plutôt mélancolique car, dans la déroute actuelle des marchés, c'est justement le bon moment pour acheter, avec évidemment la plus grande prudence, les plus belles affaires qui sont littéralement sous évaluée.

 

Cette dernière conséquence est particulièrement grave car le développement de l'actionnariat est une vraie nécessité pour l'accroissement de la richesse nationale.

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 17:42

journaux gratuitsLe 3 octobre 2011

Geneviève Frixon

 

La municipalité a mis les bouchées doubles et nos boîtes aux lettres ne sont pas assez grandes pour ingurgiter « l’AJJ », « les grands rendez-vous d’Aubagne et son forum mondial local »,  « l’agglomobile » et le petit dernier « le Tram’oui ! ». Décidément sur Aubagne, la communication est devenue une véritable drogue au service d’une propagande de plus en plus agressive qui répète et répète encore et toujours le même discours hypnotique, désireux de transformer les aubagnais en « Oui-oui  ».

 

Alors que la politique nationale est à la réduction des déficits publics, les dépenses locales en communication sont à leur apogée. Sur Aubagne celles-ci représentent 2,6% du budget global soit 1 813 457 € et 3,6% pour celles de l’agglo : 2 178 161 €. Notre association s’est maintes et maintes fois indignée de cette orgie de papier luxueux au service d’une municipalité imbue d’elle-même, qui gaspille allègrement l’argent des contribuables. Avions-nous réellement besoin d’un énième journal sur les bienfaits du tramway ? Tout semble fait pour nous entortiller d’avantage dans un processus d’acceptation résignée de ce joujou de plusieurs millions d’euros qui, nous dit-on  «  sera bien plus agréable et confortable » . A croire que les bus actuels ne sont que des bétaillères immondes d’une morosité à faire peur. Afin de tranquilliser les commerçants, on met en avant le tramway de Clermont-Ferrand (141 000 habitants) mais l’on oublie de nous dire que l’association de commerçants qui compte 350 adhérents, fait un travail de fond considérable pour faire revenir la clientèle du centre-ville déserté par les importants chantiers entrepris par la mairie, à commencer par ceux du tramway qui les ont lourdement pénalisés.

 

Rien de bien convaincant dans cette nouvelle feuille de chou , si ce n’est la volonté d’étouffer par tous les moyens, le mécontentement légitime d’une bonne partie des aubagnais, sous couvert d’une démocratie participative qui, comme dirait Alexis de Tocqueville, « gêne, comprime, énerve, éteint, hébète ».

 

Le climat actuel devrait être à l’épargne, et nous ne pouvons qu’approuver la proposition de loi de Monsieur Pierre Morel-à-l’Huissier tendant à limiter à 0.3% du budget global les dépenses annuelles de communication des collectivités territoriales. Croisons les doigts pour que celle-ci soit adoptée.

 

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 11:27

Gabriel Lévy

22 août 2011

 

Une exigence qui vaut pour les dirigeants de l’état comme pour ceux des collectivités territoriales.

 

Ainsi, « la bise venue », notre association a écrit au maire d’Aubagne, et à la présidente de l’agglomération, pour leur demander – solennellement - de se soucier de l’utilité de chaque euro dépensé.

Nous leur avons rappelé que notre association, ainsi que l’association nationale « Contribuables Associés », n’avaient jamais ménagé leurs critiques à l’égard de la dépense publique non maitrisée, qu’elle soit celle de l’état, ou celle des collectivités territoriales, et que pour ce faire, elles ne s’étaient jamais préoccupées de l’appartenance politique de leurs dirigeants.

Une proposition nous paraissant pertinente, nous leur avons demandé la suspension provisoire (un moratoire de 3 ans par exemple) des projets non indispensables immédiatement, jusqu’au « retour  à meilleure fortune ».

Nous avons cité le cas du projet de tramway, dont une partie de la ligne a été déjà amputée, ainsi que celui des subventions aux associations, qui peuvent certainement se priver, avec un effort minime, des quelques euros qui leur sont accordés, mais dont le total de leur somme finit par représenter une dépense annuelle non négligeable.

Dans une seconde lettre, nous avons confirmé qu’il ne s’agissait pas d’un vœu pieux de notre part, car nous venions d’apprendre qu’une agence de notation avait abaissé la note de la ville d’Aubagne à BBB –, « Aubagne devenant la collectivité la moins bien notée de France »

Aussi, craignant une nouvelle dégradation de la situation, nous avons rappelé notre demande d’un moratoire pour les investissements dont l’utilité s’avérerait trop lointaine, au premier des rangs desquels la construction d’un tramway.

A ce propos, nous avons fermement attiré leur attention sur le fait que :

·         Jusqu’à ce jour, l’association des contribuables n’avait pas jugé les choix des investissements faits par la collectivité, dès lors  : 1°) que ceux-ci étaient censés avoir reçu l’approbation de nos concitoyens ; 2°) qu’ils n’impliquaient pas d’augmentation de leurs impôts.

·        Or, tel n’était plus le cas puisque d’une part, les pétitions contre la construction d’un tramway, s’enrichissant chaque jour d’un plus grand nombre de signatures, excluaient l’argument du consentement de la population, et, que d’autre part, la révélation de la note BBB - indiquait que les emprunts pour la réalisation de ce tramway seraient plus coûteux pour les contribuables, déjà pris dans la tourmente économique actuelle.

Nous attendons leur réponse. Mais s’il n’y a pire sourd que celui qui ne veut entendre, pour autant, nous contribuables, nous ne resterons pas muets.

 

 

 

 

 

 

 

 

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