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  • : Les contribuables d' Aubagne
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  • : Notre intérêt et nos actions portent essentiellement sur la pertinence et la légalité des dépenses engagées par les collectivités locales.
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L’association est une association de contribuables et non de citoyens. Elle a pour unique objet celui de défendre les intérêts des contribuables, Pour contrôler le bon usage de leurs impôts, l’association est souvent en conflit avec les pouvoirs en place. Elle ne tient aucun compte du parti, ou des partis, dont ces pouvoirs sont issus. Il en résulte qu’elle n’assure en aucune manière la promotion d’un parti au détriment d’un autre, Amenée à recourir à la justice administrative pour faire annuler les délibérations et les décisions des exécutifs, ayant un caractère politique et partisan, elle ne doit pas encourir les mêmes critiques, Ses dirigeants doivent préserver l’indépendance et la neutralité politique de l’association, principalement lors des consultations électorales. Des consignes sont établies à cet effet.
8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 14:48
« Le fossé se creuse entre les Français et les politiques »

Gabriel Lévy

Ce truisme était énoncé dans le Figaro du 7 avril 2013. Au demeurant, les Français n’ont plus confiance en rien, ni dans leurs institutions, ni dans ceux qui exercent le pouvoir, ni dans ceux qui vont l’exercer, ni dans leur justice, ni dans leurs syndicats, ni dans l’école républicaine, ni dans … ni dans rien !

On peut accuser les Français d’être capricieux, frondeurs, révolutionnaires. Mais le mal existe et on ne peut pas accepter longtemps, dans une démocratie, que « Le dégoût et la défiance à l'égard des politiques gagnent du terrain. Pire, pour une écrasante majorité (77%), le personnel politique est corrompu. Rarement, les Français auront été aussi remontés contre les élus de tous bords. Ils éprouvent à leur encontre avant tout du dégoût (36%) et de la méfiance (32%). Et ils ne sont plus que 1% à ressentir du respect pour leurs représentants… » (Le Figaro, op. cit) ?

Les Echos du 17 décembre 2013 s’interrogent avec gravité sous le titre : « la France, une démocratie ? », tant « Les citoyens se sentent mal représentés. Le fonctionnement de nos institutions expliquant en grande partie ce dangereux vent de révolte ».

Le mal persiste puisqu’on lisait, encore plus récemment (3 mai 2014), dans « Libre Jugement, Libres propos » : « La V° République : un fossé entre électeurs et élus ».

Admettons-le, les Français sont versatiles, mais leurs représentants sont sourds, aveugles et, pour le moment, incorrigibles. En conséquence, la France voit naître et se multiplier organisations contestataires et sondages ravageurs, alors que les élus s’estiment injustement mal aimés.

Oui les contribuables sont contestataires. Pour ce faire, ils se sont même organisés dans un grand nombre d’associations et regroupés dans un ensemble de 350 000 militants : « Contribuables Associés ». Ses enquêtes, ainsi que celles de l’IFRAP (son homologue), sont régulièrement commentées : l’argus des communes, la France de la fraude, les subventions aux associations, l’argent des partis politiques…

Or, cette organisation est souvent critiquée par les élus qui ne veulent pas admettre le fait que les contribuables soient dans leur rôle quand ils analysent la conduite des affaires. N’est-ce pas le principe démocratique qui règle les rapports au parlement entre la majorité et l’opposition ? Le consentement à l’impôt n’est-il pas inscrit dans notre Constitution ? Peuvent-ils négliger leur rôle quand leurs critiques sont aussi souvent reprises par les Chambres Régionales des Comptes, la justice administrative… et la justice pénale ?

Les contribuables ne nient pas les difficultés des élus, principalement celles des élus locaux, mais ces derniers doivent respecter les rôles : ils ont sollicité leurs suffrages, et ceux à qui on impose de payer, ont le droit de formuler des critiques, ces critiques étant - par principe - « à charge ». A eux de susciter le moins de critiques possible et de mériter le respect de plus de « 1% des sondés » (cf supra).

« Quand on cesse de croire, on ne croit pas à plus rien, on croit à n’importe quoi ». C’est ainsi qu’est né le Poujadisme. C’est ainsi que naissent les révoltes et les révolutions.

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 08:54

Gabriel Levy

Vendredi 5 décembre, vous avez assisté à un débat relatif aux communautés d’agglomération. Deux jours avant, la presse locale rapportait la dernière séance du conseil municipal d’Aubagne.

Les contribuables peuvent se réjouir : il n’y aura pas d’impôts nouveaux et il n’y aura pas de recours à l’emprunt. Enfin, ces collectivités locales seront gérées, ne plaise à Madame Najat Vaillaut Belkacem, en « père de famille ».

Si ce résultat est obtenu, nos associations, et principalement l’association « Contribuables associés », auront pris largement leur part. Certes, hier lors de notre débat, un intervenant considérait que les contribuables faisaient un procès à charge, immérité selon lui, contre les dépenses des collectivités territoriales, mais en même temps il annonçait le mal absolu de l’installation imminente d’une Métropole Marseille avec un cortège d’augmentations d’impôts.

Répétons-le : les contribuables sont dans leur rôle quand ils critiquent la gabegie de certaines collectivités puisque ce sont eux qui paient. Rien n’oblige à bâtir des hôtels de Région pharaoniques, rien n’oblige à multiplier les vice-présidences. Ils croient qu’il est possible de faire aussi bien en étant économe. A cet égard, Madame Barthélémy, présidente de notre agglo, nous a démontré hier que la chose était possible à condition d’être « besogneux » (sic). Il en est de même de la nouvelle équipe à tête de la commune d’Aubagne.

Notre association se réjouit de ce changement. Elle a combattu pendant de nombreuses années les équipes précédentes et ses combats ont toujours été reconnus pertinents par la justice administrative. Elle a combattu dans le silence, voire l’hostilité du média local, souvent plus incisif à son égard qu’à celui des opposants politiques. Heureusement l’utilisation de l’internet nous a permis de nous faire entendre.

Notre présidente, Madame Frixon, a créé opportunément un site régulièrement consulté. D’autres sites nous ont ouvert leurs colonnes. Ce changement dans la région nous permet désormais d’engager des combats au plan national aux côtés de « Contribuables Associés » (350 000 militants). C’est ainsi que notre pétition visant à faire cesser le financement de la pré-adhésion de la Turquie à l’Union Européenne a recueilli plus de 3 600 signatures en une semaine. Nous avons écrit au député de notre circonscription pour que soit pris en charge ce résultat lors des prochaines campagnes électorales. D’autres associations en ont fait de même.

Leitmotive repris Vendredi « Chaque euro dépensé doit être un euro utile ».

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 11:08

Gabriel Levy

A l’initiative de notre association (contribuables de l’intercommunalité d’Aubagne), l’association « contribuables associés » (340 000 adhérents) a mis en ligne sur son site la pétition suivante adressée au ministre des affaires étrangères.

Nous vous avions déjà entretenu, dans les mêmes termes, de la duperie qui consiste à faire financer par les contribuables français et européens la pré adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, alors que la majorité des Français ne la souhaite pas et que la plupart de nos parlementaires (mais hélas bien silencieux sur le sujet) estime qu’elle ne se réalisera jamais. En d’autres termes, on dispose de l’argent des contribuables dans des conditions qui font que le mot duperie est probablement trop faible.

Nous vous invitons donc à signer cette pétition et à la diffuser.

http://petit.io/petition/noscript/contribuables-associes/mettons-fin-a-l-aide-financiere-a-la-turquie

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 09:50

Les deux semaines qui viennent de s'écouler ont été bien remplies pour les contribuables !

Mardi 4 novembre, alors que la CGT avait encore décidé de paralyser les transports en commun, nous sommes allés distribuer des tracts (à télécharger en cliquant ici) à la gare Saint-Lazare, à Paris. Nous avons réalisé une vidéo de ce moment. Comme les images en témoignent, nous avons reçu un très bon accueil des usagers, pris en otage par les syndicats dans l'indifférence générale des médias.

Le lendemain, mercredi 5, nous sommes allés au ministère des Affaires sociales pour remettre à Marisol Touraine les plus de 33 000 signatures à notre pétition « Pour un vrai contrôle des aides sociales », dont plus de 7500 signatures sur le Web.

Pendant ce temps, notre autre pétition exigeant l'inéligibilité à vie pour les élus condamnés a dépassé les 25 000 signatures, un succès salué ce jeudi par le magazine hebdomadaire Valeurs Actuelles. Cette pétition vise à soutenir la proposition de loi en ce sens des députés Cinieri et Morel-À-L'Huissier, rejoints désormais par 27 cosignataires. Ce qui en laisse 550 qui, à ce jour, n'ont pas encore signé ! Nous vous proposons de découvrir si votre député fait partie des 550 pour lesquels la moralisation de la vie politique n'est pas une priorité. La liste se trouve sur notre site.

Si le vôtre est dans ce cas, nous voudrions aujourd'hui vous inviter à lui écrire afin de lui demander de cosigner cette proposition de loi. Vous pouvez le retrouver à cette adresse.

Merci pour votre soutien !


 

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 18:39
Les contribuables français devront-ils payer encore longtemps pour la Turquie ?

Gabriel Lévy

Il n’y a pire sourd qui ne veut entendre. Les dirigeants français, de droite comme de gauche, persistent à avoir des yeux enamourés pour la Turquie alors qu’une majorité de Français refusent d’accueillir ce pays dans l’Europe.

Il y a peu nous écrivions : « nous persistons à ne pas comprendre, à ne pas admettre, comme 64 % des Français, ce qui nous pousse à sceller notre sort à ce pays. La pré-adhésion de la Turquie a coûté 4,9 milliards d’euros pour la période de 2007 à 2013. La part contributive de la France est de 18,2 %, soit 892 millions d’euros ».

Le rejet de nos concitoyens est ancien et tenace, mais il s’oppose en vain à nos dirigeants. Pour ces derniers l’intégration de la Turquie à l’UE est chose acquise, définitive et les « incartades » actuelles de ce pays ne mettront pas en cause la doxa établie, d’autant que l’obligation d’un référendum pour toute nouvelle adhésion ne figure plus dans le traité de Lisbonne.

Dans son édition du 7 novembre 2014, Newsweek « publie le témoignage d’un djihadiste de l’Émirat islamique qui atteste d’un accord permettant aux combattants de l’ÉI de franchir la frontière. Il indique également que les commandants de l’ÉI parlent le turc et discutent en permanence par radio avec les autorités turques. Enfin, il souligne que l’armée turque aide l’ÉI à combattre les kurdes ».

Dans le Figaro du 10 novembre, comme dans de précédentes éditions, le reporteur Georges Malbruno ne dit pas autre chose sous le titre « l’hydre financière de Daech ». La Turquie est effectivement la plaque tournante du commerce de contrebande avec l’Etat Islamique.

Nous avons souhaité savoir si la question de la préadhésion de la Turquie à l’Union Européenne était aussi prégnante pour les députés qu’elle l’est pour les contribuables français, en raison de son coût et de son inutilité. Depuis l’été, et la création de l’Etat Islamique, une cinquantaine de questions écrites ont été posées aux ministres. Sauf erreur de notre part, aucune n’a trait à la poursuite ou non des négociations de préadhésion avec la Turquie. La plupart de ces questions associe les « évènements » actuels à des considérations relatives : « au sort des opposants kurdes, à Chypre, aux passages aux frontières, au numéro vert pour les familles », ceci pour les quatre dernières questions en ligne. La cinquième est la seule qui n’élude pas la question de la prolongation de l’aide française à la Turquie. Elle est posée par Madame Marion Maréchal-Le-Pen le 7 octobre 2014 QE 65803) et reproduite partiellement ci-dessous.

«…. Compte tenu de l'importance des prébendes de la rente pétrolière avec laquelle les terroristes achètent des armes et rémunèrent des milliers de djihadistes, elle demande si la France entend appeler la Turquie, partenaire industriel avec qui notre pays a établi une coopération contre les filières djihadistes, à fournir une clarification nécessaire pour ne pas engendrer des suspicions nuisibles aux relations entre nos deux États. Par ailleurs elle lui demande si le Gouvernement proposerait à l'Union européenne la clôture de toutes les négociations entamées avec la Turquie si cette dernière n'apporte pas les preuves suffisantes de l'authenticité de sa collaboration à l'alliance internationale contre le terrorisme islamiste ».

Que la Turquie soit un allié peu fiable est évidemment une question gênante. Mais pour nous, contribuables, il est surtout inadmissible que nos dirigeants persistent à arroser l’Anatolie pour en faire un jardin digne de nos régions, qu’ils aident à former une administration turque aussi éloignée de nos principes de laïcité… alors qu’il y a tant à faire chez nous.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 13:35
Les « riches » doivent être châtiés !

Gérard Gelé

La soumission des allocations familiales à des conditions de ressources est, en réalité, une augmentation d’impôt par une diminution d’allocation à des familles considérées comme « trop riches ». Après leurs parents, les gosses de riches doivent être punis !

La progressivité fiscale est le principe idéologique qui règne sur les impôts et c’est le cœur de la doctrine socialiste.

Ceux qui ne payent pas d’impôts sur le revenu bénéficient déjà, en France, d’allocations très importantes : c’est la double paie ! Sans parler des tarifs « sociaux » du gaz, de l’électricité, des transports, la CMU, ATA, le droit à des prestations sans avoir cotisé…

L’idée reçue selon laquelle les riches paient proportionnellement moins d’impôts que les pauvres ne tient évidemment pas : 5% des ménages acquittent 65 % de l’ensemble de l’impôt sur le revenu.

La prétendue non-taxation du capital par rapport au travail est tout aussi fantaisiste : les dividendes sont taxés à 36,5 % et les intérêts à 39,5 % (chiffres 2012).

Après une campagne dominée par la démagogie, l’impôt est devenu une fin en soi.

L’impôt doit rester un instrument au service de deux objectifs : la couverture des dépenses publiques ; le dynamisme de l’activité et de l’emploi.

Ce ne doit pas être une caisse de compensation entre les cigales et les fourmis !

Aujourd’hui, une persécution fiscale et morale sévit contre les actionnaires, les entrepreneurs, et les classes moyennes.

Depuis 25 ans, le mot d’ordre, de la gauche à la droite « sociale », c’est : « sus aux riches ». Ces « salauds de privilégiés » doivent « payer » pour recracher leur fric, forcément volé au peuple…

La crise économique exacerbant le sentiment d’accroissement des inégalités, les politiques tirent sur la première corde sensible : celle de la richesse. La recette fonctionne relativement bien dans une France animée par cette « passion de l’égalité » que notait déjà Tocqueville.

L’ISF, créé en 1982, visait à punir la rente, afin – officiellement – d’encourager l’effort. Avons-nous noté des progrès en la matière depuis 1982 ?

Les taxations exceptionnelles sur la fortune, ainsi que la taxation des plus-values de cession, s’inscrivent dans la même vision moralisatrice de l’outil fiscal.

Résultat : l’ISF rapporte environ 4 milliards de recettes, pour 12 à 14 milliards de pertes !

Voilà où nous en sommes : des impôts en hausse, un coût de la vie en hausse et des revenus qui stagnent ou baissent.

Bref, la poursuite de notre déclin, économique et moral.

Grâce au socialisme, il n’y aura bientôt plus que deux partis en France : ceux qui vivent de l’impôt et ceux qui en meurent.

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 09:48
A salaire égal, impôt égal ?

Claude Jaillet

La règle est valable pour toutes professions... sauf pour les journalistes.

Par faveur spéciale, ces derniers sont en effet autorisés à déduire 7 650 euros de leurs revenus lorsqu'ils rédigent leur déclaration.

Officiellement, cette ristourne, unique dans le paysage fiscal français et qui coûte 60 millions d'euros par an au budget de l’État, est censée couvrir les frais professionnels des pros de la plume et du micro.

Mais en réalité, il s'agit purement et simplement d'un cadeau offert par les politiques au plus puissant des lobbys: le quatrième pouvoir.

Pas fous, les élus...

Les syndicats de journalistes ne se gênent d'ailleurs pas pour brandir les pires menaces chaque fois que l'un d'entre eux parle de revenir sur ce privilège.

En moyenne, les 37000 titulaires de la carte de presse en tirent chaque année un bonus de 1 600 euros

Source : CAPITAL N° 277 Octobre 2014 page 83

Voici les textes :

Notice pour la déclaration de revenus 2013 n° 2041 GP

B- DISPOSITIONS APPLICABLES AUX JOURNALISTES ET ASSIMILÉS

( BOI-RSA-CHAMP-20-50-10-30 §60 et suivants ) La rémunération des journalistes et assimilés est considérée à hauteur de 7 650 € comme représentative d’une allocation pour frais d'emploi utilisée conformément à son objet et, à ce titre, exonérée d'impôt sur le revenu (ou dans la limite du montant des salaires concernés s’il est inférieur à ce montant).

1) Les personnes concernées

Ce dispositif vise les professions journalistiques énumérées au 1° de l’article 81 du CGI, à savoir :

– les journalistes,

– les rédacteurs,

– les photographes,

– les directeurs de journaux,

– les critiques dramatiques et musicaux.

Le bénéfice de ce dispositif est lié à l’exercice effectif de la profession de journaliste.

Par conséquent, la simple possession de la carte d’identité professionnelle de journaliste ne permet pas à elle seule de bénéficier de ces dispositions. À l’inverse, l’exercice de la profession de journaliste de manière effective et continue sans détention de la carte ouvre droit au bénéfice de ces dispositions.

Code général des impôts

Article 81 Modifié par LOI n°2014-856 du 31 juillet 2014 - art. 30

Sont affranchis de l'impôt :

1° Les allocations spéciales destinées à couvrir les frais inhérents à la fonction ou à l'emploi et effectivement utilisées conformément à leur objet. Les rémunérations des journalistes, rédacteurs, photographes, directeurs de journaux et critiques dramatiques et musicaux perçues ès qualités constituent de telles allocations à concurrence de 7 650 €.

Toutefois, lorsque leur montant est fixé par voie législative, ces allocations sont toujours réputées utilisées conformément à leur objet et ne peuvent donner lieu à aucune vérification de la part de l'administration ;

Ce privilège est accordé aux journalistes, mais aussi aux rédacteurs, photographes, directeur de journaux, critiques dramatiques et musicaux.

Il n'y a aucune justification pour ces catégories de contribuables.

On peut s'interroger sur la légalité de cet article du Code Général des Impôts.

On peut évaluer le coût de cette ristourne à 100 Millions d'euros par an au budget de l’État.

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 11:26

Gabriel Lévy

 

L’Europe a-t-elle  besoin d’un allié aussi peu fiable ?

La Turquie s’est enfin décidée à intervenir dans le conflit opposant l’Europe et les Etats-Unis à l’Etat Islamique pour sauver une ville assiégée. Elle le fait avec parcimonie, puisqu’il s’agit de ne laisser passer que 150 soldats kurdes.

Nous persistons à ne pas comprendre, à ne pas admettre, comme 64 % des Français, ce qui nous pousse à sceller notre sort à ce pays.  La pré-adhésion de la Turquie a coûté 4,9 milliards d’euros pour la période de 2007 à 2013. La part contributive de la France est de 18,2 %, soit 892 millions d’euros. Nous avons demandé à notre député, M. Deflesselles, d’interroger le gouvernement pour confirmer ces chiffres. Nous attendons sa réponse. Mais nous savons d’ores et déjà, selon un rapport de 2009 de la Cour des Comptes Européenne, que cette somme a été octroyée malgré « des retards excessifs » des «difficultés de mise en œuvre », «une évaluation et un contrôle inadéquats ».

A quoi servent ces sommes ? En théorie : « Aide à la transition et renforcement des institutions, coopération transfrontalière et régionale (avons-nous à nous en féliciter aujourd’hui ?), développement régional, développement des ressources humaines, développement rural ». Nos euros ont-ils servi aussi à construire le palais de M. Erdogan (200.000 mètres carrés, 1.000 chambres) qui sera inauguré bientôt ?

 

L’utilisation de ces sommes est-elle pertinente ? « Sur les 11 projets contrôlés, deux seulement définissaient réellement leurs besoins spécifiques, en matière d'équipements, installations, activités à mettre en place nécessaires à la mise en œuvre du projet. Ainsi, en ne définissant pas leur besoins et leurs objectifs, les gestionnaires de projets ne se donnaient pas d'obligation de réussite. Ainsi, nous pouvons donc estimer que 18% des 132 projets ont été menés à bien ».

Allons-nous  continuer à distraire ces sommes du budget de la France, alors que personne ne croit plus au succès de cette entreprise ? En 2010, puis en 2013, des députés courageux ont proposé, par des amendements au projet de budget, de supprimer la part contributive de la France. En vain !

Le régime de la Turquie étant devenu ce qu’il est, ce pays ne sera jamais un allié fiable. M. Erdogan (et son « peuple », puisqu’il a été brillamment élu par lui) rêvent d’un califat. Aucune chance de le trouver à nos côtés pour combattre des califats ; un pays du Proche Orient en a déjà fait l’expérience après 50 ans d’amitié.

 

Sage conseil de Molière à nos députés « Si n'être point cocu vous semble un si grand bien/ Ne vous point marier en est le vrai moyen. » (Les Femmes savantes)

 

 

 

 

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 09:05
La France des privilèges s’obstine et sombrera !!

Geneviève Frixon

Nous ne pouvons ignorer l’état catastrophique dans lequel se trouve notre pays avec une dette publique qui culmine à 2 023,7 milliards d’euros (95% du PIB) et un déficit public pour 2015 à 4,3% du PIB, la France continue inexorablement sa fuite en avant, faisant fi des recommandations, des propositions et du courroux de ses partenaires européens. La Commissions européenne a validé le projet français de la loi de finances, à la bonne heure ! Nos « enfants gâtés de l’État » peuvent continuer à vivre tranquillement sur le dos des contribuables, coupés des réalités, tels des courtisans à la Cour de Louis XVI.

Les dernières enquêtes du contribuable nous apprennent qu’une noblesse d’État tient les rênes du pays, mais nous nous en doutions déjà ! bien payés, indéboulonnables et jaloux de leurs privilèges. Michel Maffesoli l’atypique sociologue nous parle du « jacobinisme de la haute fonction publique » les comparant également à une « tribu » qui détient le pouvoir de dire et le pouvoir de faire tout en les isolant d’une population dont ils ne comprennent plus les besoins et les attentes.

On recense en France environ 15 000 hauts fonctionnaires pour la plupart formés par l’ENA, Polytechnique ou l’école normale supérieure. Au sein de cette caste domine une aristocratie de 400 à 500 personnes que l’on trouve à l’Élysée, à Matignon, dans les grands ministères et à la tête des principales entreprises publiques.

Voici quelques mois, le député socialiste Sébastien Denaja a proposé de baisser les salaires de ces grands commis de l’État pour réduire la dépense publique. Il pointait du doigt notamment le salaire de Nicolas Dufourcq énarque et ancien inspecteur des finances, aujourd’hui directeur de la Banque Publique d’Investissement (BPI), banque créée fin 2012, visant à soutenir le financement des PME. Pour l’instant elle soutient….Le plus gros salaire de la fonction publique qui s’envole à 37 500 euros bruts par mois ! Jackpot également pour Stéphane Lissner qui vient de prendre la direction de l’Opéra national de Paris toucherait selon Médiapart 30 000 euros par mois (hors primes).

Gérard Larcher ancien président du Sénat a lui aussi essayé de s’attaquer aux avantages de cette noblesse d’État entrainant les foudres de ses paires.

Nous sommes bien loin des promesses de Marylise Lebranchu Ministre de la Fonction publique qui annonçait en avril dernier, que les fonctionnaires encaissant plus de 9 940 euros bruts par mois, « manifesteraient un geste de solidarité vis-à-vis de la population » !

La démocratie est morte, vive l’oligarchie !

Sources : les enquêtes du contribuable n°7 octobre/novembre 2014

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 14:08
Après eux, le déluge

Gabriel Lévy

« Le triomphe des démagogies est passager ». Quelques semaines seulement pour les dirigeants socialistes. Était-ce un triomphe ? Même pas. Seulement un trophée décroché par hasard. Et Charles Péguy de conclure : « mais les ruines sont éternelles ».

Nous sommes en 2014, mais nous pouvons vous confier la suite des évènements. M. Hollande restera président, M. Vals conservera (peut-être) son poste, mais ce qui est certain est que les déficits vont s’amplifier, car il n’y a aucune possibilité de faire autrement. Les dirigeants socialistes savent qu’ils perdront le pouvoir. Pourquoi engager des réformes fondamentales au risque de gérer la faillite attendue, de remplir les rues de manifestants, de provoquer la paralysie du pays, voire d’être obligés de réprimer ? Le cauchemar !

En 1986, une « bavure policière », si tant est que cela en fût une, provoqua le décès d’un jeune étudiant et entraina des conséquences multiples et durables : la démission du ministre Devaquet, l’abandon d’une réforme, la dissolution du bataillon des voltigeurs de la police, quelques plaques commémoratives ou des noms de rue dans les villes socialo-communistes à la mémoire de l’étudiant, et le recul définitif du « pouvoir » devant toute manifestation à risques. La droite, quelques années plus tard (Juppé 1995), crut pouvoir assumer ce risque pendant quelques jours avec le succès que l’on connait. Même résultat sous le gouvernement de M. de Villepin. Depuis 30 ans, un « rideau de fer » est tombé sur toute velléité de réforme et il est probable, que quel que soit le résultat de 2017, il ne se lèvera pas de sitôt.

Peut-on imaginer que la « nouvelle » gauche au pouvoir aujourd’hui ne soit pas instruite de la vanité de ses tentatives ? Même si elle en manifeste le courage, deux ans pour faire des réformes régulièrement abandonnées depuis des lustres, une gageure !

Alors ? Elle fera semblant de s’activer, mais elle ronronnera, elle vaticinera sur des sujets de société (« quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots »). La gauche n’est ni sourde ni aveugle, elle sait que pour elle tout est perdu. Elle sait que si la dette de la France dépasse aujourd’hui les 2.030 milliards d’euros, elle pourra critiquer la droite avec véhémence et organiser des rébellions, dès que la dette sera de 2.300 milliards sous le nouveau règne. Elle vivotera jusqu’à l’échéance, sans toutefois faire perdre à ses chefs le moindre avantage, ni immédiat ni futur. Elle recasera ses affidés, et la droite, toujours stupide, se gardera de disperser les dépouilles opimes de ses adversaires.

Telle est l’alternance gauche-droite faite en Grèce dans la douleur. Cependant, il est difficile d’admettre aujourd’hui que les autres pays de l’Europe, et la zone euro, puissent relever des dominos qui tombent les uns après les autres.

A ce « pessimisme d’humeur » pouvons-nous répondre par un « optimisme de volonté » (Alain) ? Les leaders politiques de droite et quelques leaders de gauche semblent vouloir abandonner leur langage convenu. Ainsi, sont clairement mis en cause les 35 heures, le code du travail, l’ISF, l’immigration, mais ce sont des mots et « le temps n’attend pas » (Lénine).

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