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  • : Les contribuables d' Aubagne
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  • : Notre intérêt et nos actions portent essentiellement sur la pertinence et la légalité des dépenses engagées par les collectivités locales.
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L’association est une association de contribuables et non de citoyens. Elle a pour unique objet celui de défendre les intérêts des contribuables, Pour contrôler le bon usage de leurs impôts, l’association est souvent en conflit avec les pouvoirs en place. Elle ne tient aucun compte du parti, ou des partis, dont ces pouvoirs sont issus. Il en résulte qu’elle n’assure en aucune manière la promotion d’un parti au détriment d’un autre, Amenée à recourir à la justice administrative pour faire annuler les délibérations et les décisions des exécutifs, ayant un caractère politique et partisan, elle ne doit pas encourir les mêmes critiques, Ses dirigeants doivent préserver l’indépendance et la neutralité politique de l’association, principalement lors des consultations électorales. Des consignes sont établies à cet effet.
25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 16:56

Gabriel Lévy

Le président de la république algérienne a été hospitalisé pendant un mois au Val de Grâce. Il est maintenant transféré aux Invalides. Nous devons nous féliciter de l’excellence de la médecine française ainsi reconnue par les dirigeants de nos anciennes colonies, en regrettant, pour eux, qu’ils soient obligés de quitter leur famille et leurs amis pour être soignés en France. Insuffisance de leurs installations hospitalières actuelles ? Excès de précautions pour leur sécurité ? Ces interrogations peuvent rester sans réponse, car elles ne nous concernent pas.

 

En revanche, qui de la France ou de l’Algérie règle les dépenses occasionnées par cette longue hospitalisation ? Cette question avait déjà été posée par des parlementaires, mais les deux réponses ministérielles données à un mois d’intervalle sont contradictoires.

 

Première réponse : JO le : 04/07/2006 « hospitalisation en France du président algérien »

« …Concernant plus spécifiquement le Président de la république algérienne, les traditions françaises d'hospitalité nous amènent couramment à recevoir les chefs d'Etat démocratiquement élus dans le cadre de soins hospitaliers. Par ailleurs, les soins du Président Bouteflika ont été réglés par les autorités algériennes. »

 

Deuxième réponse : JO le : 22/08/2006 « Yasser Arafat, financement relatif à la prise en charge»

« Le président de l'Autorité palestinienne a été hospitalisé aux frais du ministère de la défense, comme le veut la tradition selon laquelle tout chef d'État étranger ou personnalité de rang équivalent qui en fait la demande peut être hospitalisé en France dans un hôpital militaire. Une ligne de crédit est prévue à cet effet dans le budget du ministère de la défense, qui permet à la France d'honorer sa tradition de « terre d'accueil », à laquelle elle est particulièrement attachée. ».

 

(NDLR) Nous ne savons pas si les dépenses occasionnées par les honneurs militaires rendus à son décès, ainsi que celles consacrées au transport de la dépouille, ont été également prises en charge par les contribuables français.

 

Nos représentants au parlement devraient demander au gouvernement de clarifier sa position. Si la dernière réponse est désormais la position du gouvernement français, soyons informés du coût du long séjour de M. Bouteflika. Ce n’est pas un secret d’état !

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Published by Association des contribuables d'Aubagne
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Eve 11/07/2013 17:23

c'est une honte d'apprendre que se sont les impots des francais, qui paient de nombreux impots + des mutuelles santé pour avoir accès a la santé, qui vont payer pour faire soigner des personnalités étrangères richissimes.

Dr Gabriel levy 01/06/2013 16:29

Pour répondre aux interrogations, et avant de clore nos échanges, nous rappelons que cet article avait pour but de montrer que les différences de comportement des gouvernements français, selon les circonstances, ne permettaient pas aux contribuables de savoir qui assuraient en définitive les frais de l’hospitalisation des chefs d’états et des personnalités étrangères.
Selon l’opinion de ceux qui ont bien voulu nous confier leurs commentaires, le règlement par le gouvernement algérien parait certain, mais des interrogations subsistent quant aux cas des autres personnalités. Même en tenant compte « des traditions d’hospitalité de la France », il est légitime que les contribuables français, surtout dans le contexte de pression fiscale qu’ils subissent, s’inquiètent de la fréquence et de l’importance des sommes qui peuvent être mises à leur charge, voire de leur pertinence.
Dans ce domaine, nous pensons qu’il s’agit essentiellement des rapports réciproques entre Etats. Or, dans un pays démocratique, il importe que les contribuables perçoivent les fondements des « politiques » mises en œuvre et les obligations respectives qui en découlent. Il est donc indispensable que l’information ne leur soit pas mesurée.

Aoued Bettahar 30/05/2013 13:54

Bonjour,

Je ne crois pas que ce genre de préoccupation traduise un sentiment patriotique. L'intérêt me semble économique pour ne pas dire autre chose. Un patriote défend non seulement son pays, mais aussi ses valeurs et son image (du pays).

Messieurs, il s'agit de l'hospitalisation d'un Chef d'État. Je suis convaincu que la France n'ira pas jusqu'à réclamer les frais d'hospitalisation car cela irait à l'encontre de ses traditions d'hospitalité. Mais je suis tout aussi convaincu que l'Algérie s'empressera de réclamer cette "facture" et de l'honorer. Ce n'est pas une question de richesse, c'est tout simplement une question d'honneur et de respect.

Maintenant, je me pose des questions sur les réelles raisons qui animent une telle interrogation de la part des responsables de cette association. Bien entendu, ils sont dans leur droit le plus absolu. Mais voyez-vous, quand un journal à sensation diffuse une information, son principal objectif n’est pas tant l’information de l’opinion publique que l’augmentation de son tirage.

Cordialement.

Dr Gabriel Levy 27/05/2013 18:45

1°) En tant que contribuable, ce sont les contradictions des gouvernements français que je voulais souligner ;
2°) A titre personnel, Je suis convaincu que l’Algérie a toujours disposé d’une médecine de qualité, et que pays riche, elle a les moyens de régler les frais d’hospitalisation de son président ;
3°) Toutefois en 2006, j’avais regretté le barbarisme sémantique du mot « génocide » («la colonisation Française a réalisé un génocide de notre identité, de notre histoire, de notre langue, de nos traditions »), ce qui me paraissait incongru car prononcé juste avant sa première hospitalisation en France ;
4°) Quoi qu’il en soit nous respectons tous les deux, quant aux soins à fournir aux malades, notre serment d’Hippocrate. Comme je l’ai écrit : médecins, nous n’avons pas à prendre en compte les raisons qui lui ont fait décider d’être soigné en France. Il doit être soigné, un point c’est tout.
Confraternellement vôtre.

pedro 09/07/2013 14:21

quel orgueuil docteur ..j ai vu une longue video sur l etat des hjopitaux chez vous .celui qui veut se suicider est libre d y aller ..et boutef est loin d etre idiot..c est mieux la france pour les soins..votre reaction est surtout guidee par un exces d orgueuil..l orgueuil ce petit quelquechose propre aux algeriens ..

Dr 27/05/2013 15:12

Bonjour,
Vous semblez vous inquiéter du règlement des frais d'hospitalisation du président algérien, ce qui montre qu'un fort sentiment patriotique vous anime, c'est tout a votre honneur, cependant sachez qu'étant Algérien et médecin de surcroît, je peut vous attester que le pays a largement les moyens de payer les frais d'hospitalisation de son président et que la médecine algérienne a tout autant les moyens de le soigner, les raisons de son évacuation étant source d'une polémique que la décence et le devoir de réserve nous empêche de commenter.
Sur ce, bonne journée.