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  • : Les contribuables d' Aubagne
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  • : Notre intérêt et nos actions portent essentiellement sur la pertinence et la légalité des dépenses engagées par les collectivités locales.
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L’association est une association de contribuables et non de citoyens. Elle a pour unique objet celui de défendre les intérêts des contribuables, Pour contrôler le bon usage de leurs impôts, l’association est souvent en conflit avec les pouvoirs en place. Elle ne tient aucun compte du parti, ou des partis, dont ces pouvoirs sont issus. Il en résulte qu’elle n’assure en aucune manière la promotion d’un parti au détriment d’un autre, Amenée à recourir à la justice administrative pour faire annuler les délibérations et les décisions des exécutifs, ayant un caractère politique et partisan, elle ne doit pas encourir les mêmes critiques, Ses dirigeants doivent préserver l’indépendance et la neutralité politique de l’association, principalement lors des consultations électorales. Des consignes sont établies à cet effet.
12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 09:58

Gabriel LévyJOB

 

Quel piètre spectacle que celui de l’effeuillage lorsqu’il est fait par des ministres et des parlementaires. Au demeurant, personne ne le demandait à ces derniers.


Mais attendons la suite. Feront-ils comme « la strip-teaseuse (qui) prouve que si les femmes n'ont jamais rien à se mettre, il leur faut toujours du temps pour l'enlever » ?


D’abord était-il utile de nous imposer ce spectacle dérisoire ? L’administration fiscale ne possède-t-elle pas l’état de « fortune » de nos princes grâce à leur déclaration d’ISF ? Ils ne trichent tout de même pas ! Encore qu’il existe une différence, qu’ils ne paraissent pas avoir perçue, entre l’assiette de cette imposition et le patrimoine réel.


Ah, oui ! Certains sont trop pauvres pour être tenus à cette déclaration. Fichons-leur la paix ou que l’administration fiscale les contrôle si elle a des doutes.


Il est vrai, qu’avec le Monde du 11 avril, nous ne manquons pas de nous étonner « des livrets d’épargne parfois maigrichons et des comptes courants bien vides. Pas même d'automobiles dispendieuses ou "autres signes extérieurs de richesse" que leur niveau de revenus leur permettrait pourtant aisément d'acquérir ».


Et, si la démonstration de ce quotidien est exacte, elle incite à la poursuite de l’effeuillage. « Un député, par exemple, perçoit un salaire qui est de l'ordre de 7 000 euros par mois, ce qui le place dans le dernier décile – c'est-à-dire que neuf Français sur dix gagnent moins que lui. S'y ajoutent les nombreux frais pris en charges par l'Etat.


Selon l'Insee, le patrimoine moyen d'un ménage percevant de tels revenus est supérieur à 500 000 euros » et de citer « M. François Fillon, qui revendique un patrimoine de quelque 750 000 euros, alors que son salaire de premier ministre culminait à plus de 20 000 euros par mois. »


Le journal s’étonne ainsi du peu d'argent liquide déclaré par certains élus, de l’absence d’épargne… au moins de précaution, et nous, de l’absence du moindre objet d’art, du moindre bijou (une strip-teaseuse ne conserve pas ses bijoux). Franchement, ce n’était pas la peine de nous imposer ce spectacle pour faire brusquement l’obscurité lors du dénouement.


Si nos princes actuels veulent culpabiliser les riches, ils devraient se souvenir que « pour monter au mât de cocagne, il faut avoir le derrière propre », et que « ce n’est pas la richesse qui est un scandale, mais la pauvreté » (Jacques Attali… à peu près).

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 11:47

Gabriel Lévy

 

Personnage légendaire, sujet de toutes les attentions des banquiers pour tester l’opportunité des placements proposés, la veuve de Carpentras est aujourd’hui pour les candidats « la pelée, la galeuse », celle qui a « l’audace de manger l’herbe d’autrui », c’est-à-dire le produit des travailleurs.


Vieille et rentière, est-ce encore une « activité » honorable ?


Or, « la veuve de Carpentras n'est pas riche. Elle vit de la petite pension de réversion de son défunt et de ce que lui rapporte le peu qu'ils ont économisé. Aussi cherche-t-elle des revenus sûrs et réguliers. C'est pour elle qu'avaient été inventées les obligations à coupons » et plus tard l’assurance-vie. Quel que soit l’élu, ces rentes (disons le mot), de moins en moins sûres et de moins en moins régulières, seront désormais imposées comme un revenu du travail. La différence n’est pas négligeable !


Naguère, nos concitoyens étaient invités par leurs gouvernants, de gauche comme de droite, à se ménager un complément de retraite, en souscrivant des assurances-vie qu’ils promettaient exonérées de tout impôt. Promesse à laquelle ils croyaient, comme ils croyaient à la sécurité fiscale, à la parole donnée… et puis de CSG en autres taxes, ils furent pris dans l’étau d’une fiscalité spoliatrice, en moins de 15 ans.


La veuve de Carpentras peut crier à l’injustice d’un nouveau prélèvement fiscal sur les gains déjà imposés de son mari. Ce sera en vain. Ah ! Ce mari si prévoyant, mais si crédule, qui voulait mettre son épouse à l’abri du besoin. Il n’avait pas prévu que « nos » candidats, avant même d’accéder au pouvoir, la considéreraient déjà comme une proie.


Le pauvre benêt n’avait pas prévu, non plus, qu’en cas de tourmente, il n’était pas question que « le (s) plus coupable (s) de nous se sacrifie aux traits du céleste courroux », qu’il n’était pas question de demander le moindre écot à ceux qui nous gouvernent et qui, par leur désinvolture, ont creusé notre déficit. Seul La Fontaine croyait que « L'histoire apprend qu'en de tels accidents, on fait de pareils dévouements ».


Une « rente », l’assurance-vie ?

Elle est aujourd’hui de 3 %, moins l’impôt sur le revenu. Elle ne couvrira même pas l’érosion monétaire, ni la dévaluation qui nous menace. L’exécrable capital fondra - mais ne serait-ce pas justice ? - et nos princes auront créé tout à la fois, de nouveaux pauvres et des compagnies d’assurance en faillite.

 

 

 

 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 14:09

Gabriel Lévy

14 novembre 2011

 

Tel était l’avis d’un personnage d’Albert Camus, dans « l’état de siège ». « Le mensonge n’est pas toujours une sottise, c’est une politique » et les hommes de gouvernement peuvent promettre : « je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas », peu d’entre nous les croient encore.

 

Ainsi, dans son éditorial du Figaro Magazine du 12 novembre 2011, M. Alexis Brézet observe-t-il, comme nous l’avions fait il n’y a guère, que « les principales mesures du plan Fillon : le relèvement du taux réduit de la TVA, la désindexation des barèmes de l’impôt sur le revenu et l’ISF, la majoration de l’impôt sur les sociétés, sont bel et bien des hausses fiscales. Tout comme la chasse aux « niches fiscales » (fin du dispositif Scellier, hausse du prélèvement libératoire sur les dividendes et les intérêts) que seul un tour de passe-passe sémantique permet de classer dans la catégorie « économies » ».

 

Les contribuables peuvent admettre que, dans la tourmente financière de notre pays, ils paient leur écot, qu’ils soient même solidaires des erreurs faites par leurs gouvernements successifs, mais ils veulent désormais le langage de la vérité - « du sang, de la sueur et des larmes » -, et plus jamais la rhétorique utilisée par ceux qui nous dirigent, qui nous dirigent parce que, rappelons-le, nous les avons élus.

 

Or, il est désespérant de constater que l’argumentaire fourni par les élus ne fait que développer – sur commande, évidemment  – ce pareil tour de passe-passe.

 

Ecrire que « ce nouveau plan repose essentiellement sur une réduction des dépenses et sur des réformes structurelles » est une contre-vérité, puisque sont confondues, à propos des niches fiscales, « économie de dépense et augmentation d’impôt », que la TVA serait augmentée (encore une hausse d’impôt) au prétexte de se placer « dans la perspective d’un rapprochement franco-allemand » (quand est-il envisagé la même démarche pour l’ISF ?), que « les prestations sociales (prestations familiales et aides au logement) seront revalorisées de 1% de manière forfaitaire, c'est-à-dire le niveau de la croissance prévue» (pas celui de l’inflation).

 

« L’effort de l’exemplarité » ? Il ne concerne que « le gel total de la rémunération des membres du gouvernement et du Président de la République ». Quant aux parlementaires, ainsi qu’aux barons des exécutifs locaux, il ne s’agit que de « l’appel à la mise en œuvre d’un gel équivalent pour l’ensemble des responsables politiques et des dirigeants du CAC 40 ». Un gel, pas une diminution comme pour le pouvoir d’achat des contribuables.

 

Alors pour nos chers derniers, « nous aimerions avoir un message un peu positif à vous transmettre. Nous n’en avons pas …est-ce que deux messages négatifs, ça vous irait ?» (Woody Allen). Les voilà, nous ne contrôlons pas notre propre dépense publique, et au travers du budget de l’Europe - auquel nous participons pour 16,4 % - notre excellence, M. Barnier, annonce (le Figaro de ce jour, en petits caractères !) un don à la Tunisie de 3,5 milliards d’euros (soit 574 millions € pour notre pomme !).

 

 

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